Luce, Louis
Biographie
Entrepreneur de pavage et terrasse de Paris. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa la lettre suivante à la Commission : « Apprenant que votre institution s’occupe de tous genres de réclamations qui ont trait aux faits des journées de Juillet, je viens, messieurs, faire une réclamation, que votre justice saura classer. Elle consiste à demander une indemnité pour les réquisitions forcées que l’on a faites de mes voitures. Je ne parlerai point des chevaux, que j’ai livrés de mon propre mouvement. Le 30, cinq de mes tombereaux ont été laissés, savoir un rue de Rivoli, un rue de Londres, trois au rond-point des Champs-Elysées, tous bien forts et en pleine santé ont été, avec les charretiers qui les menaient, deux jours et deux nuits hors de ma maison. Si on les avait nourris et conduits raisonnablement, on me les aurait rendus tous dans un état de fatigue, je m’y attendais ; mais le contraire a eu lieu, sur dix chevaux, quatre sont rentrés nuls et de six à sept cents francs qu’ils me coûtaient et que me coûtent ceux de mes attelages, après quinze jours ont été vendus quatre-vingt-dix, cent et cent vingt francs. Je ne parle pas ici du repos des autres. Je ne rappelle le préjudice que cette affaire me fait pour l’obligation où j’ai été de prendre des louageurs (sic) pour remplacer ces voitures et remplir les obligations de mon état que parce que toutes sont à temps limité. Je ne parle pas des pertes de temps pour retrouver les voitures laissées et perdues, des objets que l’on y a enlevés. Je mets de côté mon acte de dévouement à la cause, avec les chevaux que j’y avais destinés, mais, messieurs, je réclame avec justice je crois, un dédommagement pour les pertes que vous apprécierez, en temps d’hommes au nombre de cinq, de dix chevaux dont quatre hors de service et enfin du tort que l’absence de mes moyens de travail m’ont fait, en prenant en considération les cinq jours qu’ont duré les barricades faites et qui ont empêché la sortie de trente-six chevaux. » Sa lettre était suivie des signatures de : Guidet, demeurant rue de la Roquette ; Pottier, demeurant rue de la Roquette ; Laumone illisible, demeurant rue de la Roquette. Il demeurait 4, rue Popincourt en 1831. Archives de la préfecture de police AA 399.