Luzeret, François
Biographie
Né le 2 juillet 1802 à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Menuisier. Il signa un certificat pour établit le décès de Plataret, Victor, atteint d’un coup de feu dans l’estomac, au coin de la rue Planche-Mibray en face du pont Notre-Dame le 28 vers 14 heures. Luzeret était lui aussi au coin de la rue Planche-Mibray, à faire le coup de fusil, quand il vit Plataret qui perdait son sang ; il aida à le transporter rue de la Vannerie. Ce certificat était ainsi rédigé, en date du 2 août 1830 : « Je, soussigné, François Luzeret, natif de Bayonne, menuisier, demeurant à Paris, rue de la Vannerie n° 40, chez M. Pinel, déclare que, le 28 juillet dernier, me trouvant de 1 heure à 2 heures à faire le coup de fusil à côté d’un jeune homme, au coin de la rue Planche-Mibray, en face du pont Notre-Dame, voyant qu’il perdait son sang, je luis dis qu’il était blessé. Je le conduisis rue de la Vannerie n° 33, au con de la rue des ... illisible, il avait un pistolet à piston et son fusil, qu’il eut la force de porter. Nous entrâmes chez la dame Leblanc, où il fut mis sur un lit. Il était blessé par une balle, près du nombril. Il me dit de lui procurer un docteur et d’aller chercher ses parents. Il dit s’appeler Victor Plataret, natif de Privas (Ardèche), teinturier chez M. Amery illisible, rue du Figuier-Saint-Paul n° 2. Il voulait voir son frère, rue Pavé au Marais n° 9, et son parrain [nommé aussi Plataret et qui était aussi son neveu, N.D.A.], rue Mandar n° 10, mais ne pouvant passer et sortir du quartier, on ne put que le panser et lui donner de l’eau. Il mourut, ayant perdu presque tout son sang, vers les 11 heures ou minuit. Ses parents vinrent le prendre le lendemain matin aussitôt qu’ils en eurent connaissance. Telle est l’exacte vérité, qui peut être au besoin attestée par plusieurs autres personnes. Entre autres par le sieur Menetrier illisible qui a illisible son fusil, le commissionnaire de la maison, à qui on donna son habit et sa casquette, son pistolet à piston je le remis à l’instant à un jeune homme qui le demanda. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Sa veuve reçut un secours de cinquante francs en 1849, en 1850, en 1851 et en 1852, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Luzeret demeurait 40, rue de la Vannerie en 1830-1831 ; sa veuve, à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) en 1849-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Plataret, Victor ; Archives de la préfecture de police AA 369, Rapport au ministre, en date du 19 mai 1849, sur la proposition d’accorder à quatorze décorés, combattants, veuves de Juillet et sœur d’une victime de Juillet, domiciliés dans les départements des secours s’élevant ensemble à la somme de huit cent dix francs, minute 33, idem rapport du 19 août 1850, proposition d’accorder à douze décorés, médaillés, veuves et combattants de juillet 1830, domiciliés dans les départements des secours s’élevant à la somme de 755 francs, minutes 127, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 206, idem Proposition d’autoriser sur le crédit ouvert au chapitre 6 du budget de 1852, l’ordonnancement d’une somme de 745 francs, pour être répartie, à titre de secours, entre huit victimes de juillet 1830 domiciliés dans divers départements, minutes 230-231, en date du 30 juillet 1852.