Macagno, Antoine, Edouard (orthographié parfois et par erreur Macagio par exemple aux Archives nationales et dans le Bulletin des lois)
Biographie
Né le 19 septembre 1809 (mais 22 septembre 1809 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Varsovie (Pologne). Polonais. Commis marchand. Il fut blessé d’un coup de feu qui traversa la hanche gauche, au-dessus des îles en contournant l’os en dehors. Le certificat que Macagno signa (il signe bien Macagno), en août 1831, en faveur d’Alliaume, Samuel quand celui-ci tentait de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, sise de la rue Bourg-Labbé, laissait quelques informations sur sa propre participation aux combats ; ce certificat était ainsi rédigé : « Je soussigne et déclare que le sieur Alliaume, dans la journée du 28 juillet, a combattu à mes côtés sur le boulevard Saint-Martin, armé d’un fusil de chasse à deux coups. Ayant appris de lui qu’il était père de famille, lui ayant fait quelques observations, il me répondit que pour la défense de la liberté il ne fallait pas calculer les dangers. Quelque temps après, nous essuyâmes une décharge de la garde royale, où je fus blessé. J’atteste encore que le sieur Alliaume ne m’a pas quitté malgré le danger qu’il courait, jusqu’au moment que je fus enlevé de la place. » Soutien de sa mère, il reçut (sous le nom de Macagnot) un secours de cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante francs (sous le nom de Macagnon), le 20 septembre 1830, un secours de cinquante francs (sous le nom de Macagno, Edouard), le 5 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 décembre 1830, un secours, définitif, de cinquante francs, le 15 janvier 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 28 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet, le 15 juillet 1831, les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à la hanche gauche de sa partie supérieure vers sa partie postérieure, avec atteinte légère à la partie postérieure de la crête de l’os des îles. Guérie mais avec quelques difficultés et douleurs dans les mouvements. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné qu’une incapacité temporaire (indemnité de deux ans) et qu’il doit être rangé dans la deuxième classe des blessés. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. En 1832, il demanda à la Commission des récompenses nationales le renvoi de son acte de naissance, qu’il avait communiqué et dont il avait besoin pour se marier. Il demeurait 30, rue Neuve-Saint-Laurent, quartier du Temple, en 1830-1832. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste de diminution de capacité, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés indemnitaires deux ans), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre (sous le nom de Macagio, Antoine, Edouard) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical (sous le nom de Macagio, Antoine, Edouard) ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 370 in dossier Alliaume, Samuel.