Macloud fils, Jean-François

Biographie


Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Venant d’apprendre qu’il se faisait un don pour ceux qui s’étaient employés dans nos trois journées, j’ose vous prier de ne pas m’oublier dans vos bienfaits et de croire que j’ai fait tout ce que j’ai pu dans ces trois grands jours. Je me suis trouvé à la barricade de la porte Saint-Denis, ensuite à l’Institut et à Rambouillet. J’ai passé une nuit à faire patrouille et à faire les barricades de la barrière Saint-Jacques et de la rue de Cassini. Je vous prie ensuite de vouloir bien considérer que voilà près de cinq mois que je ne fais rien vu que toutes ces affaires-là empêchent l’imprimerie d’aller et, dans ce moment-ci, je suis encore sans ouvrage, vu que je travaillais dans une de ces imprimeries que l’on vient de faire fermer parce que les maîtres étaient en contravention, en faisant travailler sans brevet. […] Je me suis aussi trouvé à la prise de l’Hôtel de ville et du Louvre. […] Les certificats sont à la mairie du (ancien) douzième arrondissement. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Son dossier est apostillé par le commissaire de la Commission de l’observation suivante : « Bien que le sieur Macloud n’apporte aucune preuve écrite, je crois qu’il a pris quelque part aux grands événements. Cette part même serait très active si l’on admettait tout ce qu’il raconte. Je crois qu’il mérite un secours. » Il reçut un total de soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa, le 15 mars 1831, le certificat suivant en faveur de Larivé, Claude, Alexandre, Vincent : « Je, soussigné, déclare, pour rendre hommage à la vérité, avoir vu, le jeudi 29 juillet dernier vers 2 heures de l’après-midi, M. Larivé, Claude, Alexandre, Vincent, armé d’un fusil de chasse à deux coups et d’une paire de pistolets, qui venait de combattre les gardes royaux sur la place du Palais-Royal et amenait avec d’autres citoyens à l’Hôtel de ville rue Saint-Thomas-du-Louvre n° 4 et où j’étais alors employé un combattant qui venait d’être blessé grièvement à la jambe gauche, pour y être pansé. » Il demeurait 35, rue du Faubourg-Saint-Jacques en 1830. Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, correspondance (1830-1831) ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Larivé, Claude, Alexandre, Vincent.

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