Magnan, Louis
Biographie
Né le 17 mai 1788 à Neuilly (Hauts-de-Seine). Maçon. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet. Il signa, le 5 août 1830 et comme « sous-lieutenant des sapeurs-pompiers », le certificat suivant en faveur de Verger, Jean, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, sapeurs-pompiers de la dite commune, certifions que le sieur Jean Verger, maître tailleur, demeurant audit Neuilly, rue de Seine n° 53, a travaillé aux barricades de notre commune, même pendant le commencement de la canonnade ; qu’il a surveillé les individus armés soupçonnés espions de l’ex-garde ou de son parti ; qu’il a aidé un aide de camp du général Gerard à se débarrasser de la foule du peuple qui l’avaient entouré et qui criait Il faut le tuer, c’est un officier de la garde royale ! Il est parvenu enfin à le conduire à la maison commune, où il s’est fait connaître. Ledit sieur Verger fut un des six hommes qui l’escortèrent jusqu’au pont ; après ils arrêtèrent un soi-disant officier de l’ex-garde, armé de pistolets et d’une épée, qu’ils conduisirent aussi à la maison commune. Le 30, il a, ainsi que d’autres, arrêté plusieurs individus chargés de matelas, traversins, couvertures etc., enfin de différents effets de gendarmerie. C’est lui aussi qui s’empressa d’aller à la mairie demander des bons afin de procurer des vivres à un de ces postes harassé de fatigue qui était pour la garde des barricades du pont et ne pouvait être relevé, faute d’hommes. Il en fit ensuite autant pour les autres postes qui étaient dans un pareil dénuement. Dans cet intervalle, il fut un instant arrêté par les ordres d’un nommé Fessard, fabricant de savon vert, qui désapprouvant les démarches qu’il fit ci-dessus, en lui disant que ce service ne le regardait pas, le mit entre les mains de illisible hommes, chargés de le conduire à la mairie : ce fut le tambour major de la garde nationale qui le débarrassa et qui ordonna à ces hommes de retourner à leur poste. Nous désirons, d’après ce détail que le sieur Verger participe aux récompenses nationales. C’est pourquoi nous nous faisons un sensible plaisir de lui délivrer le présent. » Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. Il demeurait à Neuilly en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet idem département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, Récompenses nationales, état nominatif des décorés de la médaille de Juillet mais qui ne se sont point encore présentés pour recevoir le brevet (où son nom est rayé) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Verger, Jean, un Magnan.