Maignet, Louis, Charles, Grégoire général
Biographie
Né le 3 septembre 1768 à Gacé (Orne), fils de Maignet, Louis, Charles, marchand, et de Couture, Marie, Marguerite. Maréchal de camp. Lieutenant au 1er bataillon de la Sarthe le 23 septembre 1791, capitaine le 7 juillet 1792, sous-lieutenant au 1er régiment de hussards le 23 avril 1793, sous-lieutenant adjoint à l’adjudant général Renaud le 1er germinal an III, adjoint le 15 vendémiaire an IV, avec rang de lieutenant à l’adjudant général Royer le 14 germinal an IV, avec rang de capitaine le 14 vendémiaire an VI, à l’adjudant général Guibal le 10 brumaire an VI, capitaine instructeur à l’Ecole d’équitation à Versailles le 8 prairial an VI, aide de camp du général en chef Jourdan le 27 vendémiaire an VII, avec rang de chef d’escadron le 27 pluviôse an VII, au 5e régiment de hussards le 13 floréal an VII, décoré de la Légion d’honneur le 25 prairial an XII, major au 9e régiment de hussards le 21 novembre 1806 dans l’armée d’Espagne, nommé pour commander le 2e régiment provisoire de hussards le 28 octobre 1807, colonel du 9e régiment de hussards le 21 septembre 1809 à l’armée d’Allemagne sur les côtes de l’Océan en Russie, nommé commandant du département de la Charente le 28 mars 1814, nommé chevalier de Saint-Louis le 11 octobre 1814, mis en demi-solde le 12 janvier 1815, nommé officier de la Légion d’honneur le 17 janvier 1815 ; il fut blessé le 20 septembre 1792 d’un coup de sabre à la jambe droite au camp de la Hune, le 9 fructidor an VII dans une reconnaissance il fut blessé de sept coups de sabre dont un a porté sur l’articulation de l’épaule gauche, un sur le bras du même côté et cinq sur différents parties du corps qui lui ont occasionné de fortes contusions (l’objet de cette reconnaissance était de s’assurer de la force et de la position de l’ennemi et le chef d’escadron fut obligé d’en traverser la ligne cependant quoique grièvement blessé il remplit sa mission), à la bataille d’Austerlitz après avoir chargé trois fois sur les cosaques a eu son cheval tué et a été obligé de monter le cheval d’un maréchal des logis qui venait d’être tué, le 12 octobre 1806, dans une reconnaissance sur Weinsefeld en Prusse (avant-garde du grand-duc de Bergue) il rencontra un parti de cent cinquante dragons saxons, les attaqua vigoureusement, reçut sur la main gauche un violent coup de sabre du capitaine qui les commandait et quoique blessé très grièvement il tua le capitaine, sabra tous ceux qui firent résistance, fit soixante prisonniers, prit 152 chevaux et huit caissons ; le 7 septembre 1812, à la bataille de Moscowa a eu un cheval tué et un blessé. Membre du conseil municipal de Passy. Il participa avec ses deux fils (dont Maignet, Jules, Charles, Napoléon) aux combats et se mit à la tête du mouvement selon un certificat délivré par de nombreux gardes nationaux. On trouve dans Le Constitutionnel en date du 12 août le rectificatif suivant : « Un renseignement officiel nous engage à rectifier de la manière suivante notre article du 7, sur la commune de Passy. C’est sur la demande de M. Augé de Fleury, maire, que la garde nationale a pris les armes le jeudi 29 juillet ; c’est lui qui a fait l’allocution dont nous avons parlé ; le 1er régiment de la garde s’étant présenté pour traverser l’intérieur de Passy, il a obtenu du chef de ce corps, vers lequel il s’est porté, avec M. Foulon, adjoint, MM. le général Maignet et Fulchiron [sic], membres du conseil municipal, et M. Binay, secrétaire de la mairie, que la troupe rétrogradât pour passer par la route de Versailles, où M. Augé de Fleury l’a accompagnée jusqu’aux limites de la commune, afin qu’elle opérât sa retraite sans occasionner de désordres. Le même jour, une proclamation et les véhémentes exhortations du maire et de M. Quillet, adjoint, empêchèrent que quelques citoyens, échauffés par l’ardeur du combat, ne continuassent à tirer sur les soldats qui demandaient à sortir de Paris, et annonçaient ne vouloir plus attaquer leurs compatriotes ; cette mesure obtint aussi un entier succès. Dans la nuit du lendemain, M. Augé de Fleury a délivré des vivres et fait fournir des pioches et autres instruments de défense à l’avant-garde parisienne, qui avait pris position au pont de Grenelle. » Il fut remis en activité, sur sa demande, et fut porté dans les états-majors des plans puis porté pour le commandement d’une place. Le 12 décembre 1830, Maignet écrivait au ministère de la Guerre pour solliciter que son jeune fils fût envoyé lui aussi à l’Ecole de cavalerie de Saumur. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, officiers, sous-officiers et gardes nationaux de Passy près Paris certifions que M. Jules, Charles, Napoléon Maignet, licencié en droit, âgé de vingt-deux ans, remplacé en 1829, libéré du service le 30 juillet 1830 a fait partie du rassemblement armé qui s’est formé le 29 juillet au matin pour s’opposer au passage des troupes royales chassées de Paris, qu’il a combattu, travaillé aux barricades, passé plusieurs jours et nuits sous les armes, qu’il a suivi l’exemple de son père, maréchal de camp en retraite, qui était à la tête du mouvement. Que le sieur Maignet a renoncé au notariat pour s’engager volontairement au régiment de Chartres hussards, que son jeune frère, âgé de quinze ans, a passé plusieurs nuits et monté la garde et est dans une pension préparatoire pour être aussi militaire. » Signé : Triboulet, notaire ; Cosnard, capitaine des sapeurs-pompiers, garde national ; Cabaret, sergent des sapeurs-pompiers de Passy ; Bellot, sergent-major à la 2e compagnie ; Bélier, sergent à la 2e compagnie ; Leclercq ; Delpil…, capitaine des voltigeurs de la garde nationale de Passy ; Gadebois ; Grandemain ; Despaux ; Las Cases, chef de bataillon ; Carmer, lancier dans la compagnie des grenadiers ; Henry, G., premier sous-lieutenant ; Laporte ; Lemorssaine ; Bertrand ; Guessard ; Moniot ; Basserelle ; Pichot ; Gaspard ; Grenet ; Dallé ; Billard, Pierre ; Dupuis père ; Dupuis, fils ; Corbin ; Robin ; Hagneaux de la 12e compagnie ; Remy ; Savary, F. ; Neveu ; Hubert ; Chalmes ; Bellar… ; Baudin jeune ; Lemors jeune ; Dumetz ; Belloc ; Belier ; Delpla. Maignet, Jules, Charles, Napoléon fut nommé maréchal des logis et affecté à l’école de cavalerie de Saumur. Il demeurait 4, rue Franklin à Passy en 1830. Archives de Paris VK3 48 ; base leonore de la Légion d’honneur.