Mainières, Jean, Antoine
Biographie
Né le 2 avril 1815 à Nataris (lire sans doute La Terrisse) et parfois le 2 avril 1816 à La Terrisse (une fois sur deux sous le nom de Menié, Antoine, né le 2 avril 1816 à La Terrisse in Archives nationales F/1dIII/34 ; né le 2 avril 1816 à La Terrisse in Archives nationales F/1dIII/39) (Aveyron). Agé de quatorze ans en juillet 1830. Porteur d’eau. Armé d’un fusil de chasse, il fut blessé d’un coup de feu qui lui brisa la jambe gauche, le 28 juillet vers 15 heures, rue de l’Echiquier. Soutien de son père et de ses six frères, il reçut (sous le nom de Magrié) un secours de cent soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Son identité véritable fut difficile à établir. En effet, le 21 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Arribat, Antoine, charbonnier, demeurant 28, rue des Messageries ; Vaylet, Barthélemy, charbonnier, demeurant 32, rue Saint-Georges ; Baurez, Pierre, charbonnier, demeurant 9, rue Cadet ; Fabre, Amand, porteur d’eau, demeurant 67, rue de Chaillot ; Calmel, Guillaume, porteur d’eau, demeurant 357, rue Saint-Denis ; Pagès, Pierre, porteur d’eau, demeurant 42, rue d’Argenteuil ; Arribat, Marie, épouse de Arribat, Jean, et marraine de Mainières, Jean, Antoine, demeurant 26, rue des Messageries. Ils attestèrent parfaitement savoir que Menié, Antoine (sic) était né 2 avril 1816 à Laterisse, arrondissement d’Espalion, département de l’Aveyron, qu’il avait fait toutes les démarches pour se procurer son acte de naissance mais qu’une lettre du maire d’Alpuech lui avait fait savoir que cet acte avait été omis dans les registres d’état civil. Le 23 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Arrault, Silvain, Marc, charron, demeurant 9, rue des Messageries ; Joindy, François, Jean, charron, demeurant 3, rue des Messageries ; Salvage, Guillaume (voir ce nom), fruitier, demeurant 5, rue des Messageries. Ils attestèrent que Ménier, Antoine (sic) avait « reçu un coup de feu, faubourg Saint-Denis, près celle de l’Echiquier, le 28 juillet dernier ». Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Antoine Ménier a été blessé le 28 juillet rue de l’Echiquier vers les 3 heures et qu’il était armé d’un fusil de chasse. » Signé, le 10 janvier 1831 : Masigne, marchand de vin, demeurant 114, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Douy, Marie, demeurant 28, rue des Messageries ; Douy, Charles, demeurant 38, rue Coquenard. Il reçut un secours de deux cent cinquante francs le 22 octobre 1830, un secours de cent francs le 19 novembre 1830, un secours de cinquante francs le 15 décembre 1830, un secours de cent francs le 15 janvier 1831, un secours de cinquante francs le 1er février 1831, un secours de cinquante francs le 15 février 1831, un secours de cinquante francs le 1er mars 1831, un secours de cinquante francs le 15 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs le 1er avril 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 avril 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fournit un certificat d’indigence délivré par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le seul nom de Mainières sur les listes du Bulletin des lois, sous le nom de Mainières, Nicolas sur celles du Moniteur universel et sur celles de la Commission des récompenses nationales). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 janvier 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la jambe gauche, de sa partie moyenne et interne vers l’externe, avec fracas des os ; blessure guérie mais avec une incapacité équivalant à la perte partielle d’un membre. » Il fut admis dans la 5e classe et pensionné de six cents francs (sous le nom de Ménié, Antoine sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et une fois sur deux sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/34 ; toujours sous le nom de Ménié, Antoine in Archives nationales F/1dIII/38 A). Il lui fut, en tant que blessé de la 5e classe, accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Une attestation donna comme renseignements qu’il était « d’une famille de braves gens malheureux ; son père a six enfants, dont il est le troisième ; la mère est morte ». En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Mié, Antoine, j’ai pas trouvé mieux que lui…), auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1832, un ancien délégué de la Commission des récompenses nationales du IIIe arrondissement rapportait à son sujet : « Il est retourné [ à La Terrasse, N.D.A.] depuis six mois, ne pouvant s’accorder avec son père, qui demeure rue des Messageries n° 26 à Paris, où il est porteur d’eau. Il prétend que son père retient à son profit les arrérages de sa pension et qu’il ne lui donne rien ; ce jeune homme n’ayant pas même pas dix-sept ans ne peut donner pouvoir à personne de toucher pour lui et […] se trouve, quoique pensionné de l’Etat, dans la plus affreuse misère ». Le même délégué proposa de faire toucher les arrérages par le percepteur d’Espalou, afin d’éviter que sa pension ne passât dans les mains de son père. Antoine Menié demeurait 3, rue des Messageries ou 19, rue des Messageries ou 26, rue des Messageries (19, rue des Messageries in Archives nationales F/1dIII/38 A ; 2, rue Pavée-Saint-Sauveur in Archives de Paris VD3 1-2) en 1830-1831 ; 2, passage de la Fidélité en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales (cité deux fois : sous le seul nom de Mainières et sous le nom de Menier, Antoine), Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le nom de Mainières, Nicolas) ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 95 (sous le nom de Menié, Antoine) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65 (sous le nom de Memé), p. 96, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille, IIe arrondissement (cité deux fois : sous le seul nom de Mainières et sous le nom de Menier, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement (où son nom est cité deux fois, dont une fois sous le nom de Menier, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/66 (sous les noms de Menier, Antoine, de Menié, Antoine) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 5e classe ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (sous le nom de Menié).