Maisse, Blaise

Biographie


Né vers 1807 à Saint-Bonnet-le-Courreau au lieudit de Trémolin (Loire), fils de Maisse, Jean et de Nermont, Jeanne, Marie. Scieur de long (par erreur porteur d’eau sur les listes du Constitutionnel, mais les deux états in Archives de Paris VK3 32). Il participa à la prise de l’Arsenal le 28 juillet, où il s’empara d’une pièce de canon, puis aux combats de l’hôtel de ville ; le 29, à l’attaque de la caserne de Babylone, au coin de la rue Traverse, il fut blessé par une balle qui lui fracassa la jambe gauche. Soigné à l’hôpital Necker, il dut, devant les menaces de la gangrène, être amputé mais mourut le 6 août des suites de cette même gangrène (mais dun coup de feu à la poitrine et mort le 7 août in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Deux drapeaux enlevés par lui à l’ennemi furent déposés d’abord chez Faure, maître scieur 2, Petite-Rue de Taranne puis remis à la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Sa mère, âgée et dont il était le soutien reçut un secours de deux cents francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel (cette mère, Nermont, Jeanne, Marie, est pourtant indiquée comme décédée dans la déposition du 11 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement et déposé dans son dossier des Archives nationales). Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Le certificat suivant constatait les circonstances dans lesquelles il avait été blessé : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le sieur Blaise Maisse, scieur de long, âgé de vingt-trois ans, natif de Saint-Bonnet-le-Courreau, du lieu de Trémolin, demeurant à Paris, passage du Commerce n° 69, a combattu pendant les trois mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet dernier et que, n’écoutant que son courage, il brava tous les dangers en se trouvant partout où le besoin et le salut de nos libertés appelaient les bons Parisiens ; qu’il se trouva à la prise de l’Arsenal le 28, où il s’empara d’une pièce de canon, et à la ville (lire l’Hôtel de ville, N.D.A.) le même jour ; que le 29 à la prise de la caserne de Babylone il fut grièvement blessé par une balle qui lui traversa le mollet de la jambe gauche, dont l’os fut fracassé ; que la gangrène s’y étant mise, elle fit de si grands progrès que l’amputation en fut ordonnée et exécutée à l’hospice Necker, où il avait été porté ; mais que cette amputation n’ayant point détruit cette gangrène, il en mourut le 16 août dernier. Il est aussi à notre connaissance que deux drapeaux, par lui enlevés aux ennemis, furent déposés chez le sieur Faure, maître scieur, demeurant petite rue de Taranne n° 2, qui les a déposés à la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Les deux autres témoins oculaires de sa bravoure sont deux ouvriers du sieur Faure, demeurant chez lui, dont l’un ne sait signer, le sieur Pouget, Dumas signera, le sachant faire. » Signé, le 6 octobre 1830 : Faure, maître scieur, demeurant 2, petite rue de Taranne ; Dumas, scieur, demeurant 2, petite rue de Taranne ; Pouget, scieur, demeurant 2, petite rue de Taranne. Le 11 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Mechin, Mathieu, chocolatier, demeurant 76, rue du Four ; Lachaud, Antoine, chocolatier, demeurant 43, rue Descartes ; Doyat, Pierre, porteur d’eau, demeurant 5, rue de Buci. Ils attestèrent que Maisse, Blaise avait « été blessé à l’affaire de la caserne de Babylone au coin de la rue Traverse, le 29 juillet 1830 au matin et est décédé le 7 août suivant par suite de ses blessures ». La Commission des récompenses nationales rejeta la demande, présentée par son frère, Maurice, en date du 7 octobre 1830, d’une « indemnité profitable à toute la famille » et le remboursement « pour frais de route, deux voyages de cent vingt-cinq lieues » ; la Commission jugea en effet que les frère et sœur de Maisse, Blaise étaient âgés de plus de dix-huit ans et ne pouvaient, en conséquence, être pensionnés. Maisse, Maurice donnait l’adresse de Duris, 42, rue Saint-Martin, pour lui répondre. Le nom de Maisse (B. Maisse) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Il demeurait 69, passage du Commerce (mais 69, rue Saint-André-des-Arts in Archives de Paris VK3 32) ; ses frère et sœur, à Saint-Bonnet-le-Courreau en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, une liste de morts ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées, et morts de Juillet, inscrits au Panthéon sans avoir donné lieu à liquider de pension ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841. « Le jeune Massieu, un de mes voisins, reçut une balle dans la cuisse à lattaque de la caserne de Babylone. Je fus appelé pour lui donner des soins, en même temps que le docteur Evrat. Ce dernier arriva vêtu dune veste de nankin serrée par une ceinture garnie de pistolets et dun poignard. Un grand sabre, un fusil à deux coups, une cartouchière complétaient son armement. De mon côté, jétais en pantoufles, sans habit, sans cravate. Jamais on ne vit dans une circonstance aussi grave – car le pauvre jeune homme succomba – deux médecins aussi grotesquement accoutrés. » Souvenirs dun médecin de Paris, Dr Poumiès de la Siboutie, Plon et cie, Paris, 1910, p. 212. Est-ce lui ?

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Un instant ...

Serveur occupé, tentative de reconnexion dans secondes.

Veuillez recharger la page.

Session mise en pause par le serveur.

Veuillez recharger la page.