Majan, Benoît, Charles, Joseph
Biographie
Né le 26 mai 1801 à Paris. Cocher de cabriolet. L’action d’éclat dont il fut le principal héros fut reprise par plusieurs ouvrages, sitôt après la révolution. Ainsi (sous le simple nom de Benoit) les Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, Paris, imprimerie et fonderie de Fain, 1830, p. 87, l’Histoire populaire de la révolution de 1830, Jules Lefebvre et compagnie éditeurs, Paris, 1830, p. 88, Les Journées immortelles. Récit historique de ce qui s’est passé depuis le 26 juillet 1830 jusqu’à l’avènement de Philippe Ier, Paris, Vuel, s.d. p. 15 et La Liberté reconquise ou histoire complète et détaillée de la révolution de Paris en juillet 1830, J.-B. Ambs, troisième édition revue et corrigée, Paris, Terry jeune, libraire, Palais-Royal, galerie de Valois, n° 185, 1830, p. 118 relatèrent à son sujet : « Sans autre arme qu’un sabre, s’est jeté le premier sur une pièce de canon qu’on venait de tirer dans la rue de Richelieu. Ce brave, qui n’a pas même reçu une égratignure, a été amené, jusque sur la place de la Bourse, à cheval sur la pièce qu’il avait prise, et aux acclamations de tous ses compagnons d’armes. » In Le Temps, 3 août 1830 ; Le National, 1er août 1830 ; Histoire de la mémorable semaine de juillet 1830, avec les principaux traits de courage, de patriotisme et d’humanité qui ont brillé au milieu de ces grands événements, et un appendice de ce qui s’est passé jusqu’à la proclamation de Louis-Philippe Ier, par Ch. Laumier, seconde édition, Paris, Blanchard, 1830, p. 174, on trouve les indications suivantes : « Cette pièce se nommait le Joueur. Le brave Benoît, et ses camarades qui s’en sont rendus maîtres, ont changé ce nom en celui de Lafayette. » Les faits furent repris par de nombreux ouvrages dont : Le Courrier français, 31 juillet 1830 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 111 ; Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, tome premier, Paris, Hocquart jeune éditeur, 1830, p. 142 ; Trois jours !!! Histoire politique, militaire et anecdotique de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, par E.M.S. caporal dans la garde nationale, témoin oculaire, Paris, Levavasseur, 1830, p. 35 ; Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 162 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 271 ; Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, cinquième édition, Paris, Audot libraire, 1830, p. 132-133 ; La Révolution de 1830, ou Histoire des événements qui ont eu lieu dans Paris, les 27, 28, 29 et 30 juillet, par un témoin oculaire, Paris, Philippe, libraire, 1830, p. 32 ; Les Barricades immortelles du peuple de Paris, relation historique, militaire, anecdotique des journées des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830 et du voyage de Charles X jusqu’à son embarquement, par P. C., Paris, Leroi, 1830, p. 345 ; La Quinzaine mémorable. Evénements arrivés à Paris du 26 juillet au 9 août 1830, avec la nouvelle charte constitutionnelle adoptée le 7 août ; ouvrage dans lequel on trouvera de nombreux faits avérés mais peu connus, Simon Blocquel, Paris, Delarue, s.d. p 68 ; Révolution française ou journées sanglantes des 27, 28 et 29 juillet 1830, César Gardeton, Paris, Chassaignon 1830, p. 25 ; Le réveil du peuple français, ou le triomphe de la liberté. Relation historique des principaux événements qui ont eu lieu à Paris dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, rédigé sur les pièces officielles du gouvernement, Paris, au Cabinet littéraire, Vieille rue du Temple, n° 6, 1830, p. 21 ; Le Réveil du lion ou Paris dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; précis des événements, heure par heure… suivi d’un chant triomphal… par un patriote de 89, Paris, Lerosey, 1830, p. 225 ; Les Journées immortelles. Récit historique de ce qui s’est passé depuis le 26 juillet 1830 jusqu’à l’avènement de Philippe Ier, Paris, Vuel, s.d. p. 15 ; Révolution mémorable des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Cousin d’Avalon, Paris, Stahl, imprimeur-libraire, quai des Augustins, n° 9, p. 35-36. Une notice, vérifiée et approuvée par les délégués de la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, retraça le déroulement des faits auxquels avait participé Majan. Cette notice, sous le titre d’Affaire du Palais-Royal dans la journée du jeudi 29 juillet et prise de la pièce d’artillerie de la rue Saint-Honoré, est ainsi rédigée : « Un bataillon de la garde occupait la place du Carrousel, ayant en avant de son front une pièce de huit pointée sur la rue de Richelieu ; une autre de même calibre, placée rue Saint-Honoré entre les rues du Rempart, Saint-Nicaise, de Rohan et de Richelieu, balayait à mitraille la place du Palais-Royal, protégée par un fort détachement de Suisses et par de nombreux tirailleurs disséminés dans les maisons adjacentes. A trois heures un quart, le feu s’ouvrit ; le peuple attaquait sur trois points : la place du Palais-Royal, la rue de Richelieu et celle Saint-Honoré sur les derrières de la pièce engagée ; d’une manière indécise d’abord, le combat s’anima par les pertes qu’éprouvèrent les deux parties, et, à dix heures, le feu devint si vif qu’il fit taire celui de la garde placée au Carrousel, qui, peu d’instant après, opéra avec sa pièce un mouvement de retraite sur les Tuileries. Les efforts du peuple se réunirent alors contre la pièce de la rue Saint-Honoré, dont les décharges multipliées causaient des pertes énormes aux assaillants ! Vainement quelques braves tentèrent de l’aborder ! Accueillis par une grêle de balles et de mitraille, ils succombèrent ! Il était une heure et demie ; le moment approchait où l’horrible combat que se livraient les enfants d’une même patrie devait cesser ! un seul artilleur (les autres étaient hors de combat) la servait encore à l’aide de trois Suisses qui s’étaient détachés du peloton chargé d’en couvrir les approches. Elle tonna une dernière fois ! et une quinzaine d’hommes tombèrent mortellement frappés ! Ce fut à cet instant que le sieur Benoit, arrivé depuis peu au combat, se précipita dessus armé d’un sabre seulement, l’entourant de son bras gauche tandis que le droit agitait son arme A moi mes amis ! cria-t-il. Il avait à peine prononcé ces mots que les sieurs : Connaissant, ancien officier, arrivé presque au même instant que le sieur Benoit [Majan] sur la pièce ; sans distinction de rang, Deschamps, Billiet, ex-artilleur, Tremblez, Lussan Pelletier, artiste, Henry Saint-Léger, employé, l’entourèrent, aux acclamations de la foule des combattants ; détachant de suite la prolonge, le sieur Billiet lui fit prendre, avec le secours de ses compagnons, la direction du quartier général de la Bourse. Les vainqueurs et leur prise eurent encore à essuyer, en entrant dans la rue de Richelieu, le feu des tirailleurs de la garde, embusqués dans les deux maisons qui forment les angles de la rue de Rohan, et celui des Suisses retranchés dans le Théâtre-Français. Tirez ! leur cria une voix, il en restera toujours assez pour la conduire ! La troupe remonta la rue de Richelieu, traversa l’arcade Colbert, une partie de la rue Vivienne avec la pièce, qui fut remise entre les mains de monsieur Novince, commandant du poste de la Bourse. Les sept individus ci-dessus nommés ont fait la campagne de Rambouillet. » Le Figaro du 13 août 1830, après s’être entretenu avec lui, rapportait les conditions dans lesquelles la pièce de canon fut prise : « Nous avons reçu les détails suivants sur la manière dont fut prise la pièce de canon de la rue de l’Echelle. Un cocher de cabriolet dit à ceux qui l’environnaient : “Qui de vous est chasseur et sûr de son coup de fusil ? – Moi, dit un individu porteur d’un fusil à deux coups. – Eh bien ! votre fusil est chargé, suivez-moi.” Et, en se courbant, ils se glissent le long des maisons ; arrivés derrière une barricade à environ quarante pas de la pièce de canon, le cocher dit à son compagnon : “Ne bougez pas et attendez que je vous avertisse.” Puis, après l’avoir regardé, il dit : “Tenez, voyez-vous ce canonnier qui a un doigtier de cuir au pouce ? ajustez-le.” Le coup part et l’artilleur tombe. “Bien ; maintenant à celui qui tient le refouloir.” A peine le second canonnier est-il renversé, que le cocher sort de la barricade, appelle ses compagnons, et crie : “A moi, mes amis, la pièce est à nous !” Et, lui quatrième, ils se précipitent sur le canon dont ils s’emparent. Comme on louait sa bravoure, il dit : “Mais rien n’est plus simple, voyez-vous ; j’ai été dans l’artillerie, et je sais qu’une fois que ces deux canonniers sont renversés, il faut quelques minutes pour remonter la pièce ; alors on a le temps de courir dessus. Avec deux bons tireurs, j’en prendrais vingt.” » Sala, officier dans la garde royale, dans son ouvrage, Dix jours de 1830, souvenirs de la dernière révolution, par A. S. officier d’infanterie de la garde royale, qu’il rédigea pour mettre en cause l’impéritie du commandement militaire pendant les journées de Juillet et pour réhabiliter la conduite des militaires employés à la défense de la monarchie, devait apporter une version différente quant à la pièce de canon prise rue de Rohan : « Une pièce de 8 était à la rue de Rohan ; si dès le commencement de ce genre d’attaque elle eût été utilisée, plus tard nous n’aurions pas vu les masses des assaillants à quelques toises de nous. Les artilleurs sollicitèrent vainement plusieurs fois l’ordre de faire feu. J’ai toujours vu le maréchal [Raguse, N.D.A.] s’y refuser. De même quelques boulets lancés sur le quai Voltaire, eussent délogé les tirailleurs dont le feu inquiétait notre poste d’observation. On le demanda et toujours inutilement. Sans doute, le maréchal voulait épargner de plus grands désastres ; mais en ne prenant jamais une mesure à propos, en voulant ménager les moyens extrêmes, on finit par être sa propre victime. La suite des événements nous le prouva. » Majan était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Le commandant de la batterie organisée à l’Ecole militaire atteste à qui il appartiendra que le 29 juillet 1830, le sieur Benoit Majan (Charles, Joseph), natif de Paris, âgé de vingt-neuf ans, cocher, rue des Morts n° 30, dont la conduite glorieuse a été publiée par les journaux, qui ont annoncé sa courageuse conduite, lorsque, s’élançant sur une pièce de huit braquée sur la place du Palais-Royal, placée rue Saint-Honoré au bas de celle du Rempart, il parvint, sous le feu des troupes embusquées dans les maisons, à la conduire par la rue du Rempart, rue de Richelieu, où il essuya une décharge de mousqueterie, ce qui ne l’empêcha pas de l’emmener à la Bourse. Depuis cet instant jusqu’à ce jour, le sieur Benoit-Majan, ne m’a pas quitté un seul moment, à la Bourse, à la Ville (lire à l’Hôtel de ville, N.D.A.), à l’Ecole militaire, à Rambouillet, où j’avais reçu l’ordre de conduire l’artillerie et ensuite à notre retour à Paris et jusqu’à aujourd’hui la conduite honorable et pleine de dévouement du sieur Benoit-Majan ne s’est pas démentie. Exact à son service, il a mérité constamment des éloges de ses chefs et mon attention particulière ; de tous les bourgeois réunis, c’est lui qui a été le plus assidu, le moins exigeant et non le moins dévoué. » Signé, le 31 août 1830 : Palmier (voir ce nom). Le deuxième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, commandant supérieur de l’Ecole militaire, ex-commandant de la place de la Bourse pendant la glorieuse semaine de juillet dernier, certifie que tous les faits relatés ci-dessus sont à ma parfaite connaissance et que je n’ai que des éloges à donner au sieur Benoit Majan pour sa conduite distinguée dans les mémorables journées de Juillet, conduite qui lui donne des droits à la bienveillance du gouvernement. » Signé le 18 septembre 1830 : baron Pailhès (voir Pailhès baron, Antoine). Le troisième, ainsi rédigé : « Tout le temps que M. Benoit Majan a été sous mes ordres à la batterie de l’Ecole militaire, je n’ai eu que des éloges à lui donner pour son zèle pour le service et pour son dévouement à la patrie ; quant à la prise de la pièce de canon de la rue Saint-Honoré, tout Paris connaît la part glorieuse qui revient à ce brave et modeste citoyen. » Signé : Gourgaud (voir ce nom), général commandant d’artillerie. Le quatrième, ainsi rédigé : « Les délégués du (ancien) Ier arrondissement municipal, chargé de recueillir les faits mémorables des journées des 27, 28 et 29 juillet, certifient que le sieur Benoit Majan s’est distingué d’une manière admirable, en s’emparant, le premier, d’une pièce de canon placée rue Saint-Honoré, au coin de celle Saint-Nicaise, et qu’il essuya une décharge de mousqueterie au moment où la pièce entra dans la rue de Richelieu. » Signé, le 20 septembre 1830 : Erchat, ancien capitaine d’artillerie ; Burart. Ces documents étaient apostillés par le général Lafayette, qui se joignait « avec un grand plaisir […] aux honorables attestations si bien méritées » et Odilon-Barrot. Majan fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il signa, le 18 août 1830, le certificat suivant en faveur de Vernay, Victor, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que M. Vannier, Jean-Pierre, Robert, étudiant en médecine, a combattu dans nos rangs les 27, 28 et 29 juillet et particulièrement au Louvre et au Palais-Royal, où il était tout à la fois soldat et chirurgien. » En 1831, il fut nommé simple garde forestier dans la forêt de Crécy, près de Crécy-en-Brie, appartenant au domaine privé du roi à Villeneuve-le-Comte (Seine-et-Marne) avec un traitement annuel de quatre cent quatre-vingts francs. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Père de famille, il sollicita des secours en 1839, 1843 et 1844, son traitement suffisant à peine, expliquait-il, aux besoins de sa maison. Le préfet de Seine-et-Marne donna, en 1845, les renseignements suivants à son sujet : « Les informations que j’ai prises sur son compte ne lui sont pas très favorables sous le rapport de la conduite. Mais, dans l’intérêt de sa femme et de ses deux enfants, je suis d’avis qu’il y a lieu d’accueillir sa demande, en prenant des mesures toutefois pour que le produit de ce secours soit employé principalement à leur profit. » Il reçut quarante francs en 1846. Il renouvela sa demande de secours en 1847, expliquant être dans l’impossibilité de pourvoir par ses appointements à la subsistance de sa famille : « […] Mon traitement étant si modique qu’à peine il suffit aux premiers besoins de la vie, ne pouvant subsister, moi, ma femme et mes enfants à cause de l’extrême cherté du pain […]. » En 1848, il était toujours garde forestier dans la forêt de Crécy, aux appointements de quatre cent-quatre-vingt-sept francs annuels, et il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de février (sous le nom de Benoît, Charles, Joseph ; mais lui-même écrit « le citoyen Benoit, Majan, Charles, Joseph »). « Se trouvant aujourd’hui, vu la modicité de son traitement, dans l’impossibilité de pourvoir à sa subsistance et à celle de sa famille », il demandait une place de garde chef dans les forêts ou une place dans l’inspection à Arc-en-Barrois dans la Haute-Marne. Le maire de Villeneuve-le-Comte lui délivra un certificat comme quoi il était un « homme fort louable, jouissant à juste titre de la considération et de l’estime publique ». La demande qu’il avait présentée fut rejetée. En 1846, il était capitaine de la garde nationale de Villeneuve-le-Comte. Il était marié et père de deux filles en 1848. Il demeurait 30, rue des Morts (parfois mais par erreur 30, rue des Marais) en 1830-1831 ; à Villeneuve-le-Comte de 1831 à 1848 ; il donnait comme adresse à la Commission des récompenses nationales le 37, rue de la Roquette (peut-être chez son frère, horloger ?) en 1848. Le Figaro, 13 août 1830 ; Dix jours de 1830, souvenirs de la dernière révolution, par A. S. officier d’infanterie de la garde royale, Sala, André, Adolphe, Paris, Hivert, 1830, p. 46 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives de Paris VD6 92 ; Archives de Paris VK3 42 in dossier Coyère, Alphonse, Guillaume ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives de la préfecture de police AA 372 (sous le nom de Benoît, Charles, Joseph) ; Archives de la préfecture de police AA 400 (sous le nom de Majan, Benoît, Charles, Joseph mais lui écrit son état civil comme Benoît, Majan, Charles, Joseph) ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Varnet, Victor. Il semble signer Benoit-Majan... et écrit Le soussigné Benoit-Majan, Charles, Joseph, encouragé etc. Il y a in Archives nationales F/7/4174 gendarmerie royale de Paris, rapport du 26 au 27 juillet 1830, un Majan, cocher, qui, le 26 juillet, fut arrêté par la gendarmerie du poste de la place du Palais-Royal, pour cause de disputes avec un nomme Thierry, imprimeur, et consigné à ce poste pour être mis à la disposition du commissaire de police du quartier. Si c’est lui il aurait été libéré et serait retourné au combat.