Malestat, Denis
Biographie
Né le 31 mai 1792 à Paris. Ancien maréchal des logis au 3e régiment de hussards des armées de l’Empire. Ouvrier en piano ou ébéniste. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie de l’ancien IXe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1840, sans travail, n’ayant jamais rien reçu des gratifications distribuées occasionnellement aux décorés de Juillet, il sollicita des secours ou « des travaux à faire dans telle ou telle administration quelconque en ébénisterie ». En 1840, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Sans ouvrage depuis déjà longtemps, marié et père de deux enfants, n’est pas heureux. On ne dit que du bien de cet homme, qui se conduit parfaitement. » En 1846, sa vue s’affaiblissant de plus en plus, au point de lui faire craindre de ne plus pouvoir travailler, il sollicita des secours. Il fut condamné à la peine de la transportation, à la suite des événements de juin 1848. En 1851, les mêmes sources précisaient : « Veuf, sans enfants. […] Il est sans ouvrage et vit du produit de la vente de ses effets et d’une petite bibliothèque qu’il possède. C’est un transporté de juin, gracié le 27 mars dernier. Sa conduite et sa moralité ne donnent lieu à aucune remarque défavorable. Il paraît s’être amendé sous le rapport des opinions politiques. » Il reçut cent trente francs de secours entre 1841 et 1848, cinquante francs en 1853 et la même somme en 1854. Il était sergent dans le 4e bataillon de la IXe légion de la garde nationale de 1830 à décembre 1843, date où il fut, sur sa demande, porté au cadre de réserve. Il fut conduit à Sainte-Pélagie le 30 novembre 1839 pour faux en écriture privée et obtint un non-lieu le 26 décembre suivant. Il demeurait 11, rue Saint-Guillaume en 1830-1831 ; 19, rue des Deux-Ponts dans l’île Saint-Louis en 1840 ; 35, rue de l’Ile-Saint-Louis en 1846 ; 6, rue des Bernardins, un loyer annuel de quatre-vingt-dix francs en 1850-1851 ; 4, ruelle Pelée près du canal Saint-Martin en 1853. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IXe arrondissement ; Archives de Paris VD6 482 n° 3, mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147 ; la Gazette des tribunaux, 8 août 1848, p. 973.