Malhomme, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1792 ou 1796 à Saint-Omer (Pas-de-Calais). Ancien sous-officier du génie, totalisant seize années de service, devenu dessinateur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet. Il fut blessé au siège d’Anvers (il fut sans doute deux ans en Belgique comme comptable auxiliaire). Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de cinq francs en 1834, de douze francs en 1835, de cinq francs et trente centimes en 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1838, hospitalisé à Saint-Louis pour une maladie du sang, « dans un état de dénuement le plus complet », il sollicita des secours auprès du ministre de l’Intérieur ; dans sa demande, il donnait au ministre de l’Intérieur, alors Montalivet, la précision suivante : « Le soussigné a eu l’honneur de connaître M. le comte, votre frère, en Espagne. Il lui voulait beaucoup de bien mais le sort fatal qui vous l’a enlevé lui a ôté son principal soutien. » En 1841, suite à une nouvelle demande de secours qu’il avait présentée, la police donna alors sur son compte les renseignements suivants : « Célibataire. Ancien tambour de la garde nationale (IVe légion), a été renvoyé de sa compagnie, par suite de plaintes formées contre lui, et est actuellement employé aux travaux des fortifications de Saint-Denis. Cet individu, ne sachant se suffire par le produit de son travail, se crée chaque jour de nouvelles dettes. » En 1849, la même administration rapportait : « Se trouve en ce moment dans une position gênée. Les renseignements pris sur son compte ne lui sont pas défavorables. » Et en 1852 : « […] Est retenu depuis plus de deux ans à l’hôpital Saint-Louis […] par une maladie cutanée dont il guérira difficilement. Cependant il compte sortir dans quelques jours. Il demeurait précédemment à Saint-Denis, place d’armes, n° 3 et était occupé dans une fabrique de fécules de pommes de terre. Il n’a qu’une fille, qui réside à Cambrai et qui n’est plus à sa charge. Il paraît avoir contracté avant son entrée à l’hospice quelques dettes dont il n’a pu s’acquitter. On ne recueille que de bons renseignements sur sa conduite morale et politique. » En 1857 : « […] Veuf depuis 1842, il a une fille de quinze ans, qui est en ce moment à Cambrai chez un de ses oncles. Malhomme, après avoir quitté son corps s’est mis dessinateur ; mais il a trouvé difficilement à gagner sa vie et il est tombé dans la plus grande misère. Il est entré comme hospitalier le 1er août 1855 au dépôt de mendicité de Saint-Denis où il est encore en ce moment ; il y est devenu contremaître des ouvriers travaillant la plume et il y jouit d’une excellente réputation. Il ne gagne que fort peu de choses et cependant il envoie de temps en temps quelques secours à sa fille. Il ne paraît pas s’occuper de politique. » Il reçut cinquante francs en 1840, vingt-cinq en 1842, quatre-vingts en 1849, deux secours de soixante francs en 1851, soixante francs en 1853, cinquante francs en 1854, quarante francs chaque année entre 1855 et 1858. Il demeurait 14, rue Montdétour en 1831 ; 104, rue du Faubourg-Poissonnière en 1834 ; 17, rue Saint-Louis aux Batignolles en 1835 ; 124, rue Saint-Lazare en 1837 ; 11, rue de la Cordonnerie en 1841 ; 23, rue Saint-Germain-l’Auxerrois en 1840 ; 2, rue de la Poissonnerie (sans doute chez M. Drouhin) à Saint-Denis en 1849 ; 5, rue des Fontaines (deux fois) et 14, rue du Saulger toujours à Saint-Denis en 1849 ; hôpital Saint-Louis lit 35 en 1851 ; 8, rue Saint-Landry à la Cité, en 1853 ; 12, rue du Paon-Saint-Victor en 1854 ; 92, Grande-Rue de Paris à Saint-Denis en 1857 et 1858. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, Liste des décorés de Juillet non pensionnés qui se sont présentés pour participer à la répartition des quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement suivant mandat de pareille somme reçu le 28 juillet 1835, Liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au sixième arrondissement par un mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, Année 1837, Etat des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui sont venus se faire inscrire pour participer s’il y a lieu à la gratification qui pourrait être accordée à l’occasion des fêtes de Juillet, Etat émargé (1837) par les décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont participé à la gratification accordée par M. le ministre de l’Intérieur à l’occasion des fêtes anniversaires de 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, idem liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement par mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 90 et 92, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 (où son nom est rayé), idem Proposition d’accorder à trente-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.620 francs, minutes 278-279, en date du 7 mars 1853.