Mallat, Alexandre, Michel
Biographie
Né le 27 décembre 1802 à Angoulême (Charente). Joaillier. Il était porteur de trois certificats. Le premier était ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le 29 juillet dernier, lors de la prise des maisons occupées en notre quartier par l’ex-garde royale, le sieur Alexandre Mallat se présenta chez nous, accompagné de plusieurs hommes, à l’effet de rechercher s’il n’y avait pas de militaires dans notre magasin donnant sur la rue. Ayant manifesté des craintes, M. Mallat nous tranquillisa, en déclinant ses noms, profession et demeure. Alors nous lui permîmes d’entrer et nous devons à la vérité de dire que sa conduite en cette circonstance fut celle d’un parfait honnête homme. » Signé, le 18 novembre 1830 : Henry, neveu et illisible de Lepaute, horloger du roi au 247, rue Saint-Honoré. Le deuxième certificat était ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que dans la prise du Palais-Royal, qui a eu lieu le 29 juillet 1830, M. Alex Mallet (sic), joaillier, conduisit chez moi le nommé Henri Maison, qui venait de recevoir une balle dans la poitrine, afin de lui faire donner les secours qu’exigeait son état. Certifie en outre, pour rendre hommage à la vérité que, sur l’avis du médecin et pour soulager le malheureux blessé dont l’oppression était grande, M. Mallet suça la blessure de Henri Maison et qu’aussitôt ce dernier éprouva du mieux. Le sieur Mallet (sic) reprit les armes et continua de combattre pour la cause de nos libertés. » Signé, le 20 décembre 1830 : Sabat, 2, Palais-Royal. Le troisième certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le 27 juillet dernier, M. Alexandre Mallat, joaillier, demeurant rue de Richelieu n° 64, après s’être pourvu d’armes chez M. Baucheron, armurier, a quitté la maison pour aller combattre pour nos libertés pendant les trois mémorables journées et qu’il a de plus, les 30 et 31, monté volontairement la garde à la Chambre des députés. » Signé, le 18 novembre 1830 : Morisson, F. ; Langin aîné; Richet, demeurant 64, rue de Richelieu ; Martin ; Baucheron-Pirmet, armurier, demeurant 64, rue de Richelieu ; Bouren ; Marent illisible. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Muttat, Michel), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 64, rue de Richelieu en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.