Mangin, Jean

Biographie


Né le 20 mars 1814 à Saint-Jean (Nièvre). Garçon limonadier en 1848. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet la lettre suivante à cette Commission : « Le citoyen Mangin, Jean, ex-fusilier au 53e régiment de ligne, ayant déjà combattu en 1830 pour la liberté, après quoi il s’engagea volontairement et fit en Afrique les campagnes de 1832, 1833 et 1834, se retrouvant aux fameuses journées de Février, où il combattit avec courage pour la république. Se trouvant aujourd’hui sans état ni position aucune par suite des malheurs qu’il éprouva pour la royauté, qui ne sut pas lui rendre justice de son dévouement, ose venir demander de vos cœurs libres, égaux et fraternels sinon une récompense en argent, seulement un emploi tel que concierge ou gardien de quelque édifice public, à seule fin de pouvoir par ce moyen élever sa famille. Afin de pouvoir vous assurer de la vérité de ce qu’il avance, il est porteur de pièces authentiques qu’il est prêt à vous montrer si vous daignez lui donner une réponse. » Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Penel, Hippolyte, demeurant rue du Temple n° 48, certifie connaître depuis longtemps le citoyen Mangin, Jean, limonadier, et certifie l’avoir vu prendre une part active aux affaires de Février. Savoir à la barricade Sainte-Avoye, donnant rue de la République et ensuite à la prise du Palais-National (lire Palais-Royal, N.D.A.). » Signé, le 27 août 1848 : Penel. Suivaient plusieurs apostilles. La première apostille : « Je, soussigné et reconnais avoir vu le citoyen Mangin aux endroits indiqués ci-dessus. » Signé : Debrieux, demeurant 48, rue du Temple. La deuxième apostille : « Je certifie avoir vu le citoyen Mangin aux affaires de Février, défendre pour la liberté dans plusieurs points de Paris. » Signé : Janodet, gardien au fort d’Aubervilliers. La troisième apostille : « Je certifie que le nommé Mangin, Louis (sic), locataire de la maison rue de la Poterie n° 1, a sorti dans les journées de Février. » Signé : Delagarde, concierge de la maison. Le second certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que le sieur Mangin, Jean, ancien militaire, a servi en qualité de concierge de la Société littéraire de la rue d’Orléans depuis le 1er janvier 1837 jusqu’au 31 décembre 1845, que pendant ce temps il a servi, ainsi que son épouse, avec zèle et probité et qu’ils n’ont jamais abusé de la confiance qui leur était accordée par la commission administrative de cette société dont le soussigné était président. » Signé, à Nevers, le 13 janvier 1846 : Pélevier. Il fut recommandé par la Commission pour une place de concierge dans un monument national. Il était marié et père de trois enfants en 1848. Il demeurait rue d’Orléans à Nevers en 1837-1845 ; 1, rue de la Poterie des Arcis en 1848. Archives de la préfecture de police AA 400.

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