Manigot
Biographie
Il fournit les deux petits drapeaux tricolores qui ornèrent la grille du Palais de justice. Ils provenaient de l’écharpe de son père, commandant en 1789 de la garde nationale de Migé, arrondissement d’Auxerre, et qui exerçait la profession de notaire dans cette même commune. La France nouvelle, nouveau journal de Paris en date du 1er août 1830 rapporte, quant à lui : « M. Maingot [sic] fils, ex-marchand de vins du Marché-Neuf, a fourni les deux petites flammes tricolores qui ornent, depuis le 28, la grille du Palais de Justice ; elles proviennent de l’écharpe de son père, qui commandait en 1789 la garde nationale de Migé près d’Auxerre. » En 1831, il sollicitait dans ces termes auprès de Louis-Philippe : « Il y a un an aujourd’hui que l’écharpe que portait mon père en 1789 a servi à faire respecter le Palais de justice, pour les deux drapeaux tricolores qui ont empêché en voyant ces couleurs à ce que le palais ne soit abîmé. Père de famille, je demande la protection de mon souverain en m’accordant la Croix de Juillet et un emploi. » Il demeurait 15, quai des Augustins en 1831. Le Constitutionnel, 1er août 1830 ; Histoire de la révolution des 27, 28 et 29 juillet 1830, Fayot, tome premier, Paris, Hocquart jeune éditeur, 1830, p. 116 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 111 ; Archives nationales F/1dIII/65.