Mansonnet, Louis

Biographie


Né le 6 messidor an VI à Nogent-sur-Seine. Ancien militaire de l’Empire, devenu tourneur sur métaux. Son dossier à la Commission des récompenses nationales de 1848 indique qu’il avait été un combattant de Juillet, sans qu’aucune pièce ne vienne le confirmer. Il était porteur de plusieurs certificats attestant sa participation à la révolution de Février. Le premier, ainsi rédigé : « Le citoyen Mansonnet, […] a recueilli devant sa porte un blessé d’une balle au sein droit. Il lui a porté les premiers soins, ensuite lorsqu’il a été pansé il l’a transporté à l’ambulance de la rue Royale-Saint-Martin ; de là, lorsque le pharmacien a eu fait son devoir, je l’ai transporté chez son maître, rue Chapon, n° 17, chez M. Léautaud et le nom du blessé est Louis Renaud. Il a été transporté à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Côme, lit 38, homme de service pour la barricade de la voûte Aumaire. Le sieur Mansonnet était chef de la barricade de la voûte Aumaire. » Signé, le 1er mars 1848 : Mabil, caporal ; Brandont ; Bruart ; Dypris ; Delmasc illisible : Querole ; Minq illisible ; Boulemaire ; Lebout. Le deuxième : Je, soussigné Paul Léautaud, fabricant de mesures, rue Chapon n° 13, certifie que le nommé Louis Renaud, mon domestique, a été recueilli dans les journées de Février, étant blessé, par M. Mansonnet, chef de barricade, et qu’il lui a fait prodiguer les premiers soins que nécessitait son état. » Signé, le 27 août 1830 : Léautaud. Le troisième : « Je, soussigné, pharmacien et médecin, certifie que M. Louis Mansonnet m’a apporté le 23 février le nommé Louis Renaud, blessé au poste des gardes municipaux du marché Saint-Martin par une balle qui lui a traversé la poitrine de part en part. » Signé le 28 août 1848 : Pérès, médecin-pharmacien, demeurant 8, rue Royale-Saint-Martin. La commission le proposa pour un emploi de concierge dans un établissement dépendant des Ponts et Chaussées. En 1859, ne pouvant se livrer à aucun travail, il sollicita un secours. Le 27 mars 1859, il sollicita la remise des pièces qu’il avait confiée à la Commission, parce qu’il en avait besoin pour « l’obtention d’une place ». Il était médaillé de Sainte-Hélène. Il était marié en 1848. Il demeurait 30, rue Aumaire (il écrit 31, rue Aumaire dans sa lettre en 1859) en 1848 ; 25, rue Ferdinand dans le faubourg du Temple en 1859. Archives nationales F/1dIII/94.

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