Manuel, François, Ferdinand

Biographie


Né le 29 juillet 1791 dans l’île de France (Réunion ?; mais à Saint-Maurice en Ile de France in Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales). Homme de couleur. Commissionnaire 2, rue Saint-Sébastien au coin du boulevard, chez Leclerc, marchand de vin. Blessé en juillet 1830. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de l’ancien VIIIe arrondissement (sous le seul prénom de François sur les listes du Bulletin des lois). Sitôt après la révolution, il s’engagea dans le 67e de ligne, puis passa à la Légion étrangère, qu’il suivit en Afrique et en Espagne. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Mannel), auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Libéré du service le 1er février 1837, il regagna Paris cette même année et retrouva son ancien état de commissionnaire, médaillé sous le numéro 6121, le commissaire de police du quartier Popincourt lui ayant fait rendre la place qu’il occupait en 1830. Il sollicita, pour s’installer, un « secours extraordinaire, pour le mettre à même de se pourvoir de crochets, boîtes, brosses et autres ustensiles nécessaires à son état ». Il reçut cinquante francs en 1837. Il sollicita de nouveau un secours en 1838, mais le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Il n’a pas de conduite ; il se prend de vin presque tous les jours et, sous ces différents rapports, il est indigne d’intérêt. Il trouve d’ailleurs dans l’exercice de sa profession des ressources suffisantes à son existence. » Il sollicita encore en 1841 et 1842. La même administration rapportait sur son compte en 1841 : « Décoré de plusieurs croix et médailles […], il gagne avec son état de deux francs à deux francs cinquante par jour. Sa position n’est pas malheureuse. C’est un fort honnête homme, qui ne s’occupe pas de politique. » En 1842, il était marié. Il reçut vingt-cinq francs en 1841, soixante-cinq francs en 1842, quarante francs en 1844, qu’il ne toucha pas, puis vingt-cinq francs la même année. Il demeurait 72, rue Popincourt en 1830 ; au coin de la rue Sébastien en 1830 (peut-être idem que 72, rue Popincourt) ; 72, rue Popincourt en 1837 et 1838 ; 29, rue Basfroi dans le faubourg Saint-Antoine de 1838 à 1840 ; 25, rue Saint-Sébastien en 1841 ; 43, rue Basfroi chez Battellier et Cie en 1842. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65.

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