Marchais, Charles, Henry

Biographie


Né le 19 avril 1790 à Paris. Serrurier. Combattant de février 1848, il rappela aussi sa participation à la révolution de juillet 1830 : « […] Le 29 juillet 1830, j’ai reçu dans mes bras mon beau-frère, François Jaudier (voir ce nom), dont le nom brille sur la colonne de Juillet, frappé d’une balle en combattant rue Saint-Honoré contre les troupes royales. Je fus contraint de quitter le combat pour le quitter à l’hôpital de la Charité, où il expira le 12 août suivant. » Il combattit, le 24 février 1848, dès le commencement de l’attaque, à la prise du poste des gardes municipaux, place du Palais-Royal ; il eut le pied droit foulé et contusionné en franchissant la barricade dont les pavés déboulèrent sur lui. Il reçut cinq cents francs de secours entre août et septembre 1848. Il était marié à Dantonce, Anne, Clotilde, née le 10 thermidor an X, et père de Louise, née le 1er avril 1827 à Paris, et de François, Eloi, Ernest, né le 19 janvier 1831, fondeur en caractères en 1848. Il avait perdu, le 20 septembre 1839, une fille, Désirée, Pierrette, femme Lembrun, morte des suites de la part qu’elle et son mari Louis Lembrun, marchand de vins rue des Petits-Champs, avaient pris à l’insurrection des 12 et 13 mai. Il sollicitait une place de la part de la Commission des récompenses nationales instaurée après la révolution de Février : « Citoyen président. Dans la crainte de vous déranger de vos graves occupations, je n’ai pas cru devoir vous importuner de mes demandes. Maintenant que je suppose que le travail de la Commission s’avance, je viens me recommander à votre haute influence pour obtenir un emploi. Je suis grand, fort et d’une très bonne santé, voilà pour le physique. Je sais lire, écrire et compter, capable de tenir une comptabilité, expédier ou recevoir des marchandises, faire des rapports ou des procès-verbaux, voilà pour l’intelligence. Je désirerais donc une place, soit d’huissier à la Chambre des représentants, ou garde conservateur dans un des ex-châteaux royaux ou parcs ou forêts, ou jardins, ou musées. Etant serrurier charron de mon état et ayant été chef d’établissement pendant seize ans, je pourrais aussi être garde dans un arsenal. Je pourrais aussi être inspecteur des voitures à la fourrière de Paris, ce qui entrerait positivement dans ma spécialité. Quant à ma moralité, je suis en mesure de satisfaire toutes les exigences, en produisant des certificats de personnes notables, au nombre desquels je suis fier de compter M. Trélat, vous pouvez du reste, citoyen président, consulter mon dossier. » Il demeurait 129, rue de Sèvres en 1848. Archives nationales F/1dIII/94.

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