Marchand, François jeune
Biographie
Il sollicita, en 1831, la décoration de Juillet, rappelant qu’il avait « fait partie dans la réunion des braves des communes d’Issy, Vanves et Vaugirard, qu’il a combattu avec eux ans les trois mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 pour la cause sacrée de la liberté. L’exposant étant à la barrière de Sèvres a participé avec ses compagnons au désarmement du poste de ladite barrière. Il s’est ensuite transporté à la caserne rue de Babylone avec deux voitures de paille, il y mit le feu et, malgré les coups de fusil tirés par les fenêtres, il enfonça avec ses camarades la porte de la caserne et ils y entrèrent des deux côtés pour en prendre possession ». Il avançait, comme pouvant témoigner de sa conduite, les noms de Rousseau, blanchisseur, et Raca, pêcheur, tous deux décorés. Il demeurait au bas Meudon (Seine-et-Oise), chez M. Colas frère, marchand de fer à Sèvres, en 1831. Archives nationales F/1dIII/65. Voir Marchand tout court, demeurant au Bas-Meudon ? Il y a in Archives de Paris DM13 1 in dossier Rousseau père, Pierre, Jean-Louis un Marchand, F., qui apostille le certificat suivant délivré en faveur de Rousseau père, Pierre, Jean-Louis : « Nous, soussignés, Antoine Firmin Bernard illisible, Gandelle, Damet, Auchardon ou Richardot, Gremmet, Jules, Favre, Laurent, tous ouvriers de la fabrique de stores transparents de M. Atrembla, nous certifions que le sieur Pierre, Jean-Louis Rousseau est parti avec nous le 28 juillet et qu’il s’est porté avec deux de nous autres, Jule et Laurent, dans la Cité au bout du pont d’Arcole et que le 29 lui et son fils ont été à la prise de l’Ecole militaire et que le 30 et 31 se sont battus au pont de Sèvres et c’est à lui que l’on doit la retraite de l’ex-garde et la prise du pont de Sèvres, que lui et son fils et huit autres de ses camarades, il est passé dans l’île de Seguin, il s’est embusqué dans les ruines et les a tiraillés une partie de la journée et forcés à faire retraite après leur avoir fait éprouver différentes pertes, que lui et ses neuf camarades ayant repassé l’eau, ils soutiennent encore à l’aide d’une barricade deux charges successives de soixante lanciers, qu’ils parviennent à dissiper et enfin que le 3 août il vint avec nous à Rambouillet. »