Marcotte, Louis, Isidore

Biographie


Né le 18 janvier 1799 à Paris. Ancien caporal de voltigeurs au 45e de ligne, devenu menuisier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme combattant, un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac. On trouve dans son dossier, à en-tête de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, cette copie adressée à la Commission des récompenses nationales : « Marcotte, Louis, Isidore, ex-caporal de voltigeurs au 45e de ligne, demeurant rue des Mauvaises-Paroles n° 12, s’étant montré dans les trois journées mémorables de juillet sur tous les points où la patrie était en danger, étant parfaitement connu de nous comme bon citoyen et père de quatre enfants, nous venons, pour lui, solliciter qu’il jouisse d’un habillement de la garde nationale. Si la Commission ordonne autre chose à son égard, ce sera une justice de plus qu’elle rendra. Pleins d’espoir en notre juste demande, nous avons l’honneur etc. » Signé : Echaupré, Auvray, sergent, demeurant 2, rue du Plat-d’Etain ; Guernec ou Guemec ou Guemu, sergent-major à la 2e compagnie ; Defrémicourt, demeurant 20, rue des Mauvaises-Paroles ; Blanchet, demeurant 22, rue des Lavandières-Sainte-Opportune ; Thévenot, Victor (voir sans doute Thévenot, Marie ou Mamet, Victor) ; Poirier, capitaine en premier (voir Poirier, Adolphe, Joseph) ; Outin (voir Outin, Jean-Pierre), premier lieutenant ; Girard, capitaine ; Legros, commandant du 2e bataillon ; Varin, sous-lieutenant ; Pasquier, E. ; Lecoq, Laurent, lieutenant ; Languille, P., sergent (voir sans doute le ; Languille, sergent à 2e compagnie du 2e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, demeurant 20, rue des Mauvaises-Paroles, qui signa un certificat en faveur de Douelle, Jules, Louis) ; Clerc, Auguste, chasseur au 2e bataillon ; Ollive, L., capitaine ; Lefebvre, B., demeurant rue des Bourdonnais ; Roux, F., voltigeur à la 2e compagnie du 2e bataillon ; Courtellemont, sergent, demeurant 1, rue des Mauvaises-Paroles ; Féron, A., chasseur à la 1re compagnie du 2e bataillon ; Morot, grenadier ; Goubert (voir ce nom ?), capitaine ; Clerc, Joseph fils, sous-lieutenant ; Collot fils ; Sedillot (voir Sedillot, Charles, Antoine), lieutenant-colonel de la IVe légion. Quand Barbier, Victor, Antoine tenta de faire valoir ses propres droits à une récompense nationale auprès de la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé, il indiqua qu’on pouvait prendre des renseignements sur son compte auprès de Marcotte, expliquant : « Le 29 à 3 heures, j’ai resté en permanence au poste de la Caisse d’amortissement pendant deux jours, attestation de M. Marcotte, menuisier, rue des Mauvaises-Paroles, qui était caporal du poste. » Sa médaille lui fut délivrée le 29 juin, et son brevet le 13 septembre 1831. Le 14 décembre 1831, il obtint une copie d’une pièce qu’il avait déposée devant la Commission des récompenses nationales. En 1839, à la suite d’une demande de secours que Marcotte avait formulée, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « Père de cinq enfants. Il est établi maître menuisier en boutique, place du Chevalier-au-Guet, n° 5, où il occupe plusieurs ouvriers et paye un loyer de cinq cents francs. Bien que ce pétitionnaire ait une nombreuse famille et de plus son beau-père âgé de soixante et onze ans à sa charge, il ne paraît point être dans une position à avoir besoin de secours. Il jouit du reste d’une excellente réputation. » En 1842, la police recueillait de nouveau sur lui de « bons renseignements sous tous les rapports ». En 1847, relevant d’une maladie, qui le força à quitter son travail et à entrer dans un hospice, il sollicita un secours. En 1848, les renseignements de police pris sur son compte rapportaient : « Il a été établi menuisier, mais il a été forcé de renoncer à son commerce par suite de mauvaises affaires et il est occupé aujourd’hui comme ouvrier par un entrepreneur. Le sieur Marcotte est bien considéré. Quoique n’ayant pas de fortune, il ne paraît pas être dans le besoin. » Il quitta Paris le 9 novembre 1848 pour se rendre à La Nouvelle-Orléans, dans l’espoir d’y trouver de l’ouvrage mais rentra en France peu après. Il reçut vingt francs de secours en 1839, vingt-cinq francs en 1841, et quarante francs en 1842, 1844, 1846 et 1849. Il avait épousé Bonneau, Marie, Joséphine, née à Paris, couturière, avec laquelle il avait eu au moins une fille, Marcotte, Marie, Eugénie. En 1849, il fut délivré à sa femme et à sa fille un passeport gratuit pour Sainte-Geneviève en Amérique du Nord. Il demeurait 12, rue des Mauvaises-Paroles en 1830 ; 86, rue du Faubourg-Saint-Denis sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 A et in Archives nationales F/1dIII/38 A ; 5, place du Chevalier-au-Guet de 1839 à 1842 ; 181, rue de l’Université en 1847 ; 39, rue du Cherche-Midi en 1848-1849 ; 9, rue de la Vierge chez le marchand de vin en 1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 72 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209 ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Barbier, Victor, Antoine ; Archives de la préfecture de police AA 401.

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