Maréchal

Biographie


Ancien officier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de quinze francs, le 28 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa un certificat en faveur de Meisner, Edouard, Pornay, Hippolyte, François, et Menten, Jean-Pierre, comme quoi ces trois gardes nationaux s’étaient « comportés avec le plus grand courage et une intrépidité remarquable dans les journées de Juillet. […] Le 27, au rassemblement devant l’hôtel Polignac, au ministère des Relations extérieures, invités à se retirer, ils persistèrent à ne pas abandonner leurs braves concitoyens et restèrent constamment pour suivre le mouvement populaire. Le 28, près de la porte Saint-Denis, l’affaire devenant très chaude, les anciens militaires reconnurent le brave général baron de Lacroix parmi la foule et se réunirent à lui. Il les forma sur-le-champ en division sous ses ordres, et exécuta des feux de section avec une telle précision et d’un tel effet qu’après avoir mis hors de combat le lieutenant-colonel du 3e régiment de la garde royale et beaucoup de ses soldats, la garde, serrée de trop près, fit un mouvement rétrograde. Pendant les trois mémorables journées, les trois dénommés ci-dessus n’ont cessé de combattre aux Tuileries et au Louvre ; dans les attaques, ils se réunirent de nouveau sans le général de Lacroix et contribuèrent vigoureusement au succès qui couronna le courage de nos braves jeunes gens. Leur zèle à travailler aux barricades mérite aussi les plus grands éloges et c’est avec plaisir que nous les recommandons à la reconnaissance nationale. » Il signa, le 15 août 1830, le certificat suivant en faveur de Lacroix de, baron de Buegard : « Nous, soussignés, membres de la garde nationale de Paris et autres, certifions et attestons que dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, M. le lieutenant général de Lacroix baron de Boegard a bien mérité de la patrie et c’est avec plaisir que nous citons la conduite héroïque de ce vétéran de l’ancienne armée impériale, déjà connu sous le nom de lintrépide de Lacroix, que lui donna Napoléon. Dans les mémorables journées de Juillet, il donna l’exemple du courage qui brave la mort et sait vaincre. On le vit partout où était le danger, où le conseil était nécessaire et dirigeait (avec cette supériorité de jugement que donne une longue expérience) la valeur des défenseurs de nos libertés. Il nous dit qu’il n’y avait plus à marchander, qu’il fallait vaincre ou mourir. Le 27, au rassemblement devant l’hôtel Polignac aux Relations extérieures, l’officier de gendarmerie de service au ministère et un officier du 3e régiment de la garde royale l’ayant reconnu lui dirent : “Général, nous vous invitons à vous retirer ; vous êtes exposé à être arrêté comme chef de ces factieux.” Il leur répondit : “Si je joue aujourd’hui ma tête, j’en fais volontiers le sacrifice. Je suis assez vieux pour n’avoir plus qu’à vaincre pour la charte ou mourir pour ma patrie.” Le 28 juillet, près de la porte Saint-Denis, l’affaire devenait chaude. Parmi la foule des braves, se trouvèrent grand nombre d’anciens soldats dont il avait été le colonel. Ayant été reconnu par eux, ils se formèrent sur-le-champ, en division. Sous ses ordres, ils exécutèrent des feux de section avec une telle précision et d’un tel effet qu’après avoir mis hors de combat le colonel du 3e régiment de la garde royale et beaucoup de ses soldats la garde fit un mouvement rétrograde. Serré de trop près, le brave général de Lacroix fut blessé sur le Pont-Neuf d’un coup de lance. Le lancier fut abattu d’un coup de pistolet. Il ne cessa cependant de continuer à combattre à la tête des braves qui s’étaient replacés sous ses ordres. Il se trouva successivement aux attaques des Tuileries et du Louvre. Le soir, lorsque le feu cessait, il engageait à travailler aux barricades et abattis pour être prêts à une vigoureuse résistance. Le lendemain, il passait la nuit à la Bourse pour être averti en cas d’attaque […]. » Il demeurait 18, rue Cassette en 1830. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la 1re classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 86, liste nominative des cas exceptionnels du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 118, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, un gros cahier vert de récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Meisner, Edouard ; Archives de Paris VK3 19, (ancien) XIe arrondissement de Paris, état des blessés qui ont reçu des secours de la Commission des récompenses nationales ayant droit à l’indemnité de cent vingt francs accordée par la Commission de la souscription nationale et qui n’ont pas encore réclamé ; Archives de Paris VK3 43 in dossier Lacroix de, baron de Buegard ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement et état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement (chaque fois sous le nom de Mareschal) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe.

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