Marelle, Auguste

Biographie


Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Le 8 septembre 1831, il adressait la lettre suivante à cette Commission : « Tout dévoué à la cause de la liberté et à l’anéantissement du despotisme et de la tyrannie à l’époque de notre mémorable révolution de juillet 1830, je me suis livré avec tout l’abandon de moi-même au soutien de notre sainte cause et je crois avoir fait dans toutes les occasions et dans tous les endroits où je me trouvais (je le dis sans vanité et sans ostentation puisque je ne faisais que mon devoir, autant que ceux à qui la patrie a donné des marques de reconnaissance). A l’appui de mon allégation j’ai l’honneur de vous transmettre les certificats de personnes qui m’ont vu agir et dont le témoignage doit être irrécusable. Je prends donc, messieurs, la liberté de venir réclamer de la Commission la décoration de Juillet, symbole de notre glorieuse révolution. J’espère donc que la Commission, organe de notre mère patrie saura apprécier les faits et actions contenus auxdits certificats (auxquels je donnerai verbalement, si la Commission le désire, tout le développement nécessaire) et qu’en conséquence elle fera bon accueil à ma demande. J’ai bien l’honneur etc. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à tous qu’il appartiendra qu’il est à notre connaissance, savoir de nous Armand Mandar (sic), demeurant rue des Prouvaires n° 17, Ebery (sic), même rue des Prouvaires n° 9, Jean Lefebvre, demeurant dite rue des Prouvaires n° 8, que le sieur Marelle, Auguste, ancien coiffeur, grenadier de la IIIe légion, a, le 28 juillet 1830, dans la rue Saint-Honoré, au coin de celle des Prouvaires, fait des traits de valeur et de patriotisme dignes d’un bon citoyen en soutenant constamment le feu de la garde royale. De moi, Vicard (voir ce nom), chevalier de la Légion d’honneur, demeurant à Paris, que dans ladite journée du 28 juillet, M. Marelle s’est par zèle et son dévouement à la cause de la liberté à Saint-Eustache (église) rendu digne de la reconnaissance nationale en arrachant, d’après mes ordres, les pavés de la rue devant l’église pour les monter au haut de la tour afin d’y établir un point de défense contre les ennemis de notre cause. Et de moi, Daret (voir Daret, François, Noël), décoré de Juillet, que le 29 dudit mois de juillet, dans l’après-midi, le sieur Marelle s’est dans la rue de Rohan au coin de celle Saint-Honoré, livré à des actions philanthropiques, sous le feu de la garde royale, en enlevant les blessés et les transportant à l’ambulance, que c’est à lui particulièrement que je dois la conservation de mes jours, par la peine qu’il s’est donnée de me transporter à l’ambulance et de là à l’hôpital Saint-Louis. » Signé, le 7 septembre 1831 : Mandart, Armand demeurant 19, rue des Prouvaires (sans doute le même qui signa un certificat en faveur de Fourcade, Clément) ; Vicard (voir ce nom), concierge de illisible lintendance de lancienne liste civile ? ; Chandelier (voir Chandellier, Pierre, Louis mais il signe bien Chandelier), médecin et décoré de Juillet ; Hébert (et non Ebery comme plus haut) ; Lefebvre, Jean ; Daret (voir Daret, François, Noël), qui ajoutait : « Je, soussigné, reconnais que le sieur Marelle m’a relevé le 29 juillet 1830 lorsque j’ai été blessé. En foi de quoi je lui délivre le présent pour attester vérité et reconnaissance. » Il était grenadier à la IIIe légion de la garde nationale en 1831. Il demeurait 4, rue des Prouvaires en juillet 1830 ; 100, rue Montorgueil en 1831. Archives de la préfecture de police AA 401.

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