Margot, Etienne, Alphonse
Biographie
Né vers 1793 à Fontainebleau. Ancien sergent dans la garde impériale, devenu cordonnier. Il s’illustra à l’Hôtel de ville, au pont d’Arcole, au Louvre et au pont d’Austerlitz. Il fut blessé par un coup de mitraille, sur le pont d’Arcole. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous certifions que le nommé Margot, Etienne, Alphonse, ex-sous-officier de la garde impériale, qui pendant les trois journées de Juillet a combattu comme un brave citoyen et le 28 à la prise de la Ville (lire de l’Hôtel de ville, N.D.A.), reçut une blessure qui lui donna le droit de réclamer la récompense qui lui aurait été accordée, mais il ne demandait que d’être habillé dans la garde nationale pour continuer de consacrer ses services à son pays. Il adressa cette demande au général Lafayette, qui la fit passer à l’état-major. Elle y fut accueillie et renvoyée au (ancien) IIe arrondissement, où elle resta sans exception (sic). Il a fourni au gouvernement la preuve de ses services, tant qu’à la prise de l’Hôtel de ville le 28, et sept heures qu’il resta au pont d’Arcole dans l’après-midi ; le 29, il partageait les dangers de la prise du Louvre. Nous avons déjà fait cette demande dans le mois d’août 1830. Elle resta sans réponse. Puisque la nation accorde aux braves qui ont combattu pour notre liberté la faveur d’une décoration, nous espérons qu’elle ne doit pas être refusée à un brave qui l’a plus que méritée. Le comité national ne refusera pas à la demande d’un nombre de citoyens patentés, qui font tous partie de la garde nationale, demande d’une faveur méritée pour un brave qui nous est parfaitement connu. Nous en espérons un résultat favorable. » Signé : Coët, demeurant 39, rue Saint-Mery ; Leydet ou Leydel, demeurant 41, rue Saint-Mery ; L’Honoré, demeurant 41, rue Saint-Mery ; Ricard, Auguste illisible ; Poichot (voir sans doute Poichot, Henri, Louis), décoré de Juillet, demeurant 48, rue Saint-Martin ; Barra ou Barrat, instituteur ; Guilbert ; Majoie, demeurant 41, rue Saint-Mery ; Lassay, demeurant 36, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; Roger, lieutenant d’artillerie, en retraite, demeurant 23, rue Tiquetonne ; Pascal (voir Pascal, Euteri), décoré de Juillet, demeurant 41, rue Saint-Merri ; Lacombe, demeurant 9, rue de Verneuil ; Pagin illisible, demeurant 41, rue Saint-Merri. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 52, rue d’Argenteuil en 1831. Archives de la préfecture de police AA 401.