Margueron, Joseph
Biographie
En juillet 1831, il adressa une lettre à la Commission des dommages instituée après la révolution pour examiner et réparer les préjudices causés par les événements. Il expliquait que, pendant les trois journées de Juillet, il avait « constamment bravé les dangers de ces trois malheureuses journées dont le souvenir fait encore frémir l’humanité ». Puis il avait fourni, à l’occasion de l’expédition de Rambouillet, ses voitures et ses chevaux et des reçus avaient été signés par les combattants transportés. En 1833, toujours sans aucune nouvelle d’un dédommagement, lui-même sortant de l’Hôtel-Dieu, poursuivi et persécuté par ses créanciers, toutes ses ressources épuisées, il réclamait au préfet de la Seine, les quatre cents francs qui lui avaient été promis par la Commission ; un peu plus tard, sans nouvelle, il renouvelait sa demande au ministère de l’Intérieur. Il demeurait 19, grand-rue à Vaugirard en 1831 ; 18, rue Saint-Joseph près de la rue Montmartre en 1833. Archives nationales F 9 1158, dommages de Juillet, Seine (1831-1849).