Mariage-Dumenille, Rosalie
Biographie
Née le 28 germinal an II à Roissy ou Pontoise (Seine-et-Oise), où « Mariage s’était réfugié en l’année 1792 sous le nom de Dumesnille pour se soustraire aux persécutions dont il était menacé à cette époque de notre première révolution ». Epouse de Couturier, elle mourut des suites de ses blessures, reçues dans l’explosion, qui eut lieu, le 28 juillet, rue Cardinet, alors qu’elle aidait à fabriquer de la poudre. Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Le 30 août 1831, devant le juge de paix du canton de Neuilly, comparurent : Martinon, Pierre, marchand de papiers peints, demeurant 62, rue Saint-Antoine ; Meunier, Pierre, Nicolas, peintre en bâtiments, demeurant 15, rue de Pontoise ; Boibergue, Philippe, Marie, bijoutier, demeurant 5, passage Saint-Avoye ; Lortias, François, Alexandre (voir Lortias, Alexandre, François), architecte, demeurant 3, rue du Dauphin. Ils attestèrent avoir bien connu Dumesnille, Rosalie (sic), épouse Couturier, et savoir qu’elle était « morte par suite de blessures reçues dans l’une des journées des 27, 28 et 29 juillet ». Elle laissait des parents, Mariage, Marie, Vivant, François, Joseph, né le 16 juin 1761 à Saint-Quentin (Aisne) (lui-même fils de Mariage, François, marchand de toiles, et de la demoiselle Gallimard, Marie, Gertrude) et Laborey, Rose, née le 16 avril 1755 (bien le 16 avril 1755 dans son acte de baptême ; mais par erreur le 16 avril 1756 in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Dijon (Côte-d’Or) (elle-même fille de Laborey, François, marchand bourrelier, et de Hannequin, Marguerite), et des enfants. Les parents furent pensionnés de trois cents francs. Sa mère reçut, à titre de cas exceptionnel (sous le nom de Mariage née Rose Laborie), une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Les parents sont aussi inscrits comme ayant reçu (sous le nom de Mariage, Marie, Vivant, François, Joseph, et Labory, Rose) une inscription de rentes. Les parents demeuraient aux Ternes en 1831. Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 103 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels de l’arrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 91, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Saint-Denis, p. 112 lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, état des pensions liquidées et dont les états n’ont point encore été fournis au ministère ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/51 in dossier Couturier, F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, cas exceptionnels (sous le nom de Mariage née Rose Laborie) et ascendants (sous les noms de Mariage, Marie, Vivant, François, Joseph et de Rose Labory).