Marigny, Alexandre, Marie

Biographie


Né vers 1810, fils de Marigny, Pierre, et de Fouchy, Marie, Michel, son épouse. Manouvrier ou garçon maçon. Il quitta sa mère, le 28 juillet à 8 heures du matin, lui ayant dit son intention d’aller se battre. Il fut tué d’un coup de feu, le 29 juillet rue Mademoiselle à l’attaque de la caserne de Babylone. Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Le 23 août 1830, devant le maire du (ancien) Xe arrondissement, comparurent plusieurs témoins pour établir son décès. Bazière, Jacques, Cyr (voir ce nom), ouvrier couvreur, demeurant rue du Moulinet, barrière de Fontainebleau, commune de Gentilly, déclara « avoir vu le 29 juillet à 7 heures du matin, le sieur Alexandre Marigny, qu’il connaissait comme étant son voisin ; qu’à 11 heures il l’a revu rue Mademoiselle, qu’ensuite il a été séparé de lui et n’en n’a plus entendu parler ; seulement que depuis il a ouï dire qu’il était mort ». Dubois, Pierre, glaisier, demeurant 53, rue de Vaugirard déclara « avoir vu dans la rue Madame, tomber d’un coup de feu le jeune Alexandre Marigny, qu’il connaissait bien ayant été élevé ensemble ; qu’il s’est approché de lui, qu’il ne pouvait plus parler mais qu’il respirait encore lorsqu’il a été obligé de le quitter ». Guinet, Jean, André, treillageur, demeurant 35, rue de Seine au Jardin des plantes déclara « avoir vu emporter le jeune Alexandre Marigny, qu’il connaissait bien ; qu’il lui a paru mort et que les porteurs disaient qu’il venait d’expirer ». Il laissait une mère, Marigny, née Fouchy, Marie, Michel, née le 13 avril 1789 à Paris, ouvrière blanchisseuse. Elle présenta un certificat médical attestant qu’elle souffrait depuis longtemps d’une gastro-entérite, qui l’empêchait très souvent de se livrer à ses occupations journalières. Elle fut pensionnée de deux cents francs. Il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 30 janvier 1808 à Gentilly ; sur l’acte de mariage, Marigny, Pierre est indiqué comme né à Orville (Côte-d’Or), fils de Marigny, Charles et de Méo, Jeanne, son épouse ; Fouchy, Marie, Michel est indiquée comme la fille de feu Fouchy, François, Corneille et de feue Landru, Marie, son épouse. Le nom de Marigny (A.-M. Marigny) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Sa mère demeurait avec son fils au Moulin des près à Gentilly en 1830 ; à Gentilly en 1831. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 56 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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