Marillat, Pierre, Joseph
Biographie
Né vers 1790 à Louhans (Saône-et-Loire). Epicier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait à Charonne en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 16 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39). On trouve dans Archives de Paris VK3 47 in dossier Letourneur, Marie, des indications qui sans doute le concerne. Letourneur adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] A l’honneur de vous exposer qu’il a pris une part très active dans notre mémorables révolution. Que le 27 juillet il a combattu dans les rangs des défenseurs de nos libertés ; il était dans la rue Saint-Honoré encore à minuit et pour témoins MM. Amiot, Gelin et Marillat (voir sans doute Marillat, Pierre, Joseph ?), commandant provisoire de la garde nationale de Charonne, qui combattaient avec lui, où ils ne sont rentrés tous les trois qu’à 2 heures du matin et le même jour 28 il est parti avec lesdits susnommés à 5 heures du matin, se dirigeant sur la place de Grève et rues adjacentes, où les ennemis de nos libertés étaient vaincus. Se portant ensuite sur la poudrière, ainsi que ses nobles compagnons, il a eu le bonheur d’enlever un caisson de poudre qui était destiné à la garde royale ; il en a eu quatre kilos, dont il en a délivré à tous ceux qui, comme lui, se défendaient contre la tyrannie. Il a de plus pour preuves les boîtes où ils étaient renfermés et qu’il conserve. Le 29, le commandant Marillat l’ayant mis dans un poste difficile à la barrière Fontarabie et comme un de ceux qui lui avait donné tant de preuves les deux jours avant, il s’est vu assaillir par une bande de mauvais sujets, qui venaient porter l’effroi par leurs menaces de voler et d’incendier. Une hache était levée sur lui et prête à lui ôter la vie ; il appelle ; la garde nationale provisoire arrive, dissipe ces bandes nombreuses et il échappe à la mort par miracle. Il a été assez heureux pour avoir pu empêcher de grands maux dans la commune […]. »