Marin, Marie, Benoît
Biographie
Né le 13 août 1785 (bien le 13 août 1785 dans son acte de naissance ; par erreur le 14 août 1785 in Archives de Paris VD6 633 n° 1 et in Archives de Paris VD6 3) à Versailles (Yvelines), fils de Marin, Claude et de Mateux, Madeleine illisible. Menuisier. Il fut blessé, le 28 juillet (le 28 juillet au Louvre in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II), d’un coup de feu qui lui traversa la cuisse droite. Marié et père de cinq enfants, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de quarante francs, le 18 octobre 1831, un secours de cent francs, le 25 octobre 1830, un secours de dix francs, le 12 novembre 1830, un secours de quinze francs, le 26 novembre 1830, un secours de cent vingt francs, le 3 décembre 1830, un secours de soixante francs, le 7 janvier 1831, un secours de soixante francs, le 4 février 1831, un secours de quarante francs, le 18 mars 1831, un secours de quarante francs, le 18 avril 1831, un secours de quarante francs, le 18 mai 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu de la partie inférieure et interne de la cuisse droite ; blessure superficielle et guérie et qui ne saurait entraîner d’incapacité durable. Est dans le cas des blessures qui ont entraîné une incapacité temporaire (six mois) et doit être rangé dans la 2e classe. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité définitive de trois cents francs. Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de six cents francs versée sur deux ans (dans Crapelet et dans Archives nationales F/1dIII/82). Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 14 juillet 1831, la mairie lui fournit, à titre de blessé décoré, un habillement (soit une redingote de drap bleu, un gilet de casimir noir, un pantalon avec ses guêtres de coutil russe, un chapeau et des souliers). En 1830, il était père d’un garçon, né vers 1824 à Rouen (Seine-Maritime), et de quatre filles, toutes nées à Rouen : Anne, Louise vers 1817, Adrienne, Louise vers 1820, Alexandrine vers 1822, Eugénie vers 1824. Il reçut, en juillet 1833 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de vingt-cinq francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1834 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de six francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1835 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de neuf francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet. En 1837, il sollicita un secours. La police donna, à cette occasion les renseignements suivants sur son compte : « Marié, père de cinq enfants qui sont à sa charge. Il n’a pour toutes ressources que ce qu’il gagne de son état d’ouvrier menuisier et quoiqu’il soit adonné à la boisson il passe pour avoir une bonne conduite. » Il reçut un secours de quarante francs en 1838. Il mourut en 1840, laissant sa veuve, Brière, Louise, née le 21 avril 1785 à Alençon (Orne), qu’il avait épousée le 4 février 1815 à Versailles, seule avec cinq enfants. En 1845, les mêmes sources administratives rapportaient sur le compte de la veuve : « A à sa charge une fille de dix-sept ans qui est aliénée. Le propriétaire de la maison où elle loge, à qui elle doit quatre termes de loyer la garde par commisération. Cette malheureuse femme est bien famée sous tous les rapports. » Elle reçut, cette année-là, un secours de vingt-cinq francs et de quarante francs en 1846, puis vingt-cinq francs en 1847, quarante francs en 1849. En 1850, toujours la même administration rapportait : « C’est une brave et honnête femme sous tous les rapports ; elle n’a d’autres ressources pour vivre que ses travaux de couture ; elle gagne cinquante à soixante centimes par jour, quand elle a de l’ouvrage. La dame Marin n’a subi que trois jours de prison, le 17 novembre 1840, pour vagabondage. » Et en 1851 : « Lingère, ne peut plus exercer cette profession à cause de son âge avancé et fait des ménages, ce qui lui rapporte peu de choses. Sa conduite est régulière, digne d’intérêt. » En 1852 : « Entièrement à la charge de sa fille, pauvre ouvrière dont la position est très précaire et qui n’a d’autres ressources que son modeste salaire. Les renseignements sur la conduite publique et privée de ces deux personnes sont favorables. Elles sont dignes d’intérêt. » Elle reçut quarante francs de secours chaque année entre 1852 et 1857, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. En 1858, la même administration ajoutait : « Son âge ne lui permet plus de se livrer aux travaux d’aiguille et elle n’a d’autres ressources qu’un petit ménage. Sa conduite ne laisse rien à désirer et elle est digne d’intérêt. » Marin demeurait 22, rue du Bel-Air à Versailles en 1815 ; 9, rue des Canettes en 1830-1831 ; 14, rue des Brodeurs en 1833 ; 3, rue Bourbon-le-Château en 1834 ; 6, rue des Marais en 1835 ; 3, rue Carpentier en 1836 ; (74, rue du Four à une date inconnue mais sans doute comprise entre 1837 et 1840 in Archives de Paris VI1 1, une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements ; attention il y a peut-être confusion avec Pélège, Claude, François, le précédent sur la liste…) ; sa veuve 274, rue Saint-Jacques de 1834 à 1849 ; 30, rue des Grands-Augustins en 1849-1851; 14, rue Guénegaud de 1852 à 1858. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 87 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, bulletin des médailles, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie ; Archives de Paris VI1 1, liste des décorés de Juillet, qui ont reçu un secours de vingt-cinq francs les 27 et 28 juillet 1833, idem Etat de répartition de la somme de quatre cent dix francs et cinquante-cinq centimes mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être attribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1835, Etat de répartition de la somme de quatre cents francs mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être distribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement (où il est cité deux fois, chaque fois au 3, rue Carpentier, sous le nom de Marin et sous celui de Marsan…), idem une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie, idem état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, idem liste des indemnitaires du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 48 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 22 novembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe (sous le seul nom de Marin) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852.