Marion, Louis, Alexandre
Biographie
Né vers 1801 à Paris, fils de Marion, Louis, Pierre, Alexandre et de Genin, Marguerite, son épouse. Fondeur en caractères. Il combattit les 27 et 28 juillet avant d’être gravement blessé de plusieurs coups de feu reçus au ventre et à l’avant-bras, pendant l’attaque de la caserne de Babylone, le 29. Transporté à Necker, il y mourut le même jour, des suites de ses blessures. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le 5 mars 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Choisel, Henry, Pierre, coiffeur, demeurant 6, rue d’Enfer ; Morand, Auguste, marchand de nouveautés, demeurant 25, rue d’Enfer ; Nant, Louis, marchand épicier, demeurant 7, rue d’Enfer ; Fulgeras, Louis, Antoine, entrepreneur de menuiserie, demeurant 6, rue d’Enfer. Ils attestèrent que Marion, Louis, Alexandre « est mort à l’hôpital Neker le 29 juillet dernier par suite des blessures qu’il avait reçues au bras et à plusieurs autres parties du corps dans la même journée du 29 juillet, en combattant pour la liberté à la caserne de Babylone ». Il laissait une mère, Genin Marguerite (mais Genain une fois sur deux in Archives nationales F/1dIII/37), née le 3 avril 1770 à Mouzeville (Meuse), fille de Genin, Nicolas, menuisier, et de France, Catherine, son épouse, veuve de Marion, Louis, Pierre, Alexandre, remariée depuis 1818 à Vangeleen. Les parents s’étaient mariés le 3 prairial an XII à la mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris. Elle fut pensionnée de trois cents francs et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait aussi une veuve, Totain, Denise, Françoise, blanchisseuse, née le 4 prairial an VI à Paris, qui reçut (sous le nom de veuve Maron sur les listes du Constitutionnel) un secours de cent cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le 22 mars 1831, ayant reçu, le 14 février, son congé par huissier faute d’avoir pu payer son logement, elle sollicita un secours provisoire de la Commission des récompenses nationales. Elle reçut un secours de cent cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de cent cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Elle fut pensionnée et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait aussi trois enfants, qui furent pensionnés et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Marguerite, Denise, née le 29 août 1824 à Paris, Antoine, Adolphe (par erreur sous les prénoms d’Antoine, Alphonse in Archives nationales F/1dIII/37 et sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel), né le 11 août 1826 à Paris, Virginie, Louise, née le 28 février 1830 aussi à Paris. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Marion, Bernard, Félicien, maître d’hôtel, subrogé-tuteur, demeurant 59, rue Neuve-Saint-Augustin (mais 14, rue Neuve-Saint-Augustin in Archives nationales F 15 2557-2559 état officiel des orphelins) en 1831. Denise, Marguerite, placée dans un établissement public, reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1832. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Marguerite, Denise et Antoine, Adolphe furent deux d’entre eux (sans que l’on sache pourquoi Virginie Louise ne fut pas comprise dans les légataires). Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. En 1838, Virginie Louise et Marguerite Denise étaient toutes deux élèves dans la pension Lecamus. Antoine Adolphe fut placé en 1833 dans l’institution de Vény, 23, rue Neuve-Sainte-Geneviève et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1834 ; en 1838, il était élève dans la pension Morin. Virginie, Louise fut placée dans le pensionnat de Mme Camus de Chaussé, 3, rue de Buffon, reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau et fut pensionnée de sept cents francs en 1837. Dans sa séance du 5 avril 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet décidait d’allouer cent vingt francs à Mme Camus de Chaussé, pour le paiement du trimestre de pension de Virginie, Louise ; de la même manière, cent trente-sept francs et cinquante centimes à M. Maniette, chef d’institution à Vaugirard, 116, grand-rue, pour trois mois de pension et l’entretien du trousseau d’Antoine Adolphe ; soixante-quinze francs à M. Lambert, marchand mercier, 90, rue de Sèvres, pour trois mois de pension de Marguerite, Denise, placée en apprentissage chez lui par décision du 21 septembre 1838. Dans sa séance du 1er juillet 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet renouvelait ces mêmes décisions et ajoutait huit francs et vingt centimes à M. Lambert en remboursement de dépenses faites par lui pour l’entretien du trousseau de Marguerite, Denise. Dans sa séance du 11 septembre 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet décidait d’allouer cent vingt-cinq francs à Mme Camus de Chaussé, pour le paiement du trimestre de pension de Virginie, Louise ; de la même manière, cent trente-sept francs et cinquante centimes à M. Maniette, chef d’institution à Vaugirard, 116, grand-rue, pour trois mois de pension et l’entretien du trousseau d’Antoine Adolphe. Dans ses séance du 7 janvier 1841, du 8 juillet 1841, du 21 octobre 1841, du 20 janvier 1842, du 21 avril 1842, du 1er juillet 1842, du 14 octobre 1842, du 17 novembre 1842, la Commission municipale des orphelins de Juillet continuait d’allouer cent vingt-cinq francs à Mme Camus de Chaussé, pour le paiement du trimestre de pension de Virginie, Louise, plus, dans la dernière séance, cent vingt-cinq francs de frais de trousseau et, dans cette même séance, cent trente-sept francs et cinquante centimes à M. Maniette, chef d’institution, pour les trois mois de pension et l’entretien du trousseau d’Antoine Adolphe. Le 20 janvier 1842, la Commission ajoutait cent quarante-quatre francs et cinquante centimes pour différents frais de trousseau à l’occasion de la première communion de Virginie, Louise. Dans ses séances du 6 avril 1843, du 3 juillet 1843, la Commission municipale des orphelins de Juillet continuait d’allouer cent trente-sept francs et cinquante centimes à M. Maniette, chef d’institution, pour les trois mois de pension et l’entretien du trousseau d’Antoine Adolphe. Dans sa séance du 4 janvier 1844, la Commission municipale des orphelins de Juillet faisait payer à Marguerite, Denise et à Charpiot, Pierre, Auguste, son époux, garçon marchand de vin, demeurant tous deux 14, rue Saint-André-des-Arts, trois cent soixante et onze francs et quarante-quatre centimes, déposés sur un livret de caisse d’épargne, et remettait deux certificats d’inscription de rente, le premier de soixante-quinze francs provenant de la Commission de la souscription nationale, le deuxième de cent cinquante francs acheté par la Commission municipale. Dans sa séance du 19 août 1847, la Commission municipale des orphelins de Juillet autorisait le paiement à Antoine, Adolphe, désormais majeur, garçon limonadier, demeurant 101, rue de la Harpe, de sept cent trente francs et soixante-deux centimes, déposés sur un livret de la caisse d’épargne, et la remise de deux certificats de rente, le premier de soixante-quinze francs provenant de la Commission de la souscription nationale, le second de cent vingt-cinq francs, acheté par la Commission municipale. Le nom de Marion (L.-A. Marion) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Marion demeurait 213, rue Mouffetard (au 3e étage) en 1830 ; la veuve à la même adresse en 1831 ; 204, rue Mouffetard en 1832 ; sa mère, 213, rue Mouffetard, chez sa bru, en 1831 (mais 215, rue Mouffetard et 22, rue d’Enfer une fois sur deux in Archives nationales F/1dIII/37 ; mais bien 213, rue Mouffetard quatre fois in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives de Paris VK3 36). Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 37 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 41 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 61, p. 104 pour les enfants ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 ; Archives de Paris DM13 1, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 623 n° 8, (ancien) XIIe arrondissement, liste des personnes tuées dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, ou mortes par suite de blessures reçues dans lesdites journées ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 416 et le nom de veuve Marion) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (veuves) ; Archives de Paris VD6 682 n° 4 ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 40-41 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (veuves), idem (orphelins), idem (deux listes de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) XIIe arrondissement, orphelins du (ancien) XIIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves), état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (29 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (lettre du 27 novembre 1832 ; année 1833, XIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés [sous les prénoms d’Antoine, Auguste] ; année 1838 XIIe arrondissement ; année 1839 XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/42 in dossier Aubry; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Leblanc ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, veuves, orphelins et ascendants et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F 15 2553 orphelins de Juillet, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F 15 2557 ; Archives nationales F 15 2557-2559 dossier (ancien) XIIe arrondissement et aussi un état officiel des orphelins (ancien) XIIe arrondissement et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.