Marquis, François
Biographie
Né le 4 frimaire an XIII (25 septembre 1806) à Marolles (Eure-et-Loir), fils de Marquis, François, Charles, journalier, et de Renault, Madeleine, son épouse. Compagnon cordonnier (ou garçon cordonnier in Archives nationales F/1dIII/41). Le 28 juillet au pont d’Arcole, en combattant contre les Suisses qui occupaient alors la grève, il fut blessé d’une balle, qui lui enleva un bouton de métal et lui traversa ses vêtements, avant de se loger avant le sternum. Il reçut un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le 6 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Frappier, Louis, Charles, Claude, Marie, né vers 1787, maître d’hôtel, demeurant 101, rue Saint-Jacques ; Pinel, Pierre, Paul, né vers 1805, pharmacien, demeurant 5, rue Saint-Jacques ; Cadaze, Jean, Etienne, né vers 1800, demeurant 11, rue des Mathurins-Saint-Jacques ; Boisduval, Jean, Alphonse, né vers 1801, médecin, demeurant 76, rue Mouffetard. Ils attestèrent bien connaître Marquis, François et « savoir qu’il a combattu le 28 juillet dernier au pont d’Arcole, quai de la Cité, et qu’il y a été blessé d’une balle à la poitrine ». Il produisit un certificat d’indigence auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le maire de Marolles, en date du 10 mars 1831, lui délivra un certificat pour attester qu’il ne possédait aucun bien quelconque dans la commune et n’avait pour subsister que son métier. Le certificat médical suivant constatait la blessure qu’il avait reçue : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, demeurant rue Mouffetard n° 76, certifie avoir soigné le nommé Marquis, François, âgé de vingt-six ans, ouvrier cordonnier, demeurant rue Saint-Jacques n° 101, pour une blessure qu’il reçut le mercredi 28 juillet au bout du pont d’Arcole, en se battant contre les Suisses qui occupaient alors la Grève. La susdite blessure a été faite par une balle, qui lui a enlevé un bouton de métal, qui a traversé tous ses vêtements et qui est venue se placer entre les ligaments et le sternum. Ce pauvre ouvrier a besoin de prompts secours, c’est pour quoi je lui ai délivré le présent pour lui servir ce que de raison. » Signé, le 28 février 1831 : Boisduval, médecin. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars (21 avril in Archives de Paris, VD6 672 n° 1) 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure superficielle par arme à feu et par balle morte au sommet de l’épigastre, sur la ligne médiane, blessure guérie sans difformité et sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés. Il demeurait 11, rue des Mathurins-Saint-Jacques, chez M. Cadaze, en 1830 ; 101, rue Saint-Jacques en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 21 avril 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/65.