Marteau, Louis, François
Biographie
Né le 16 mai 1804 à Rémalard (Orne). Passementier. Il fut blessé à la jambe gauche par un coup de baïonnette. il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de deux cent quarante-quatre francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement mais sollicita la croix, en remplacement. Il lui fut répondu que seule la Commission des récompenses nationales avait qualité pour statuer sur les services rendus par chacun à la cause nationale et pour attribuer en conséquence les récompenses. Caporal au 61e régiment d’infanterie de ligne, 2e bataillon, 6e compagnie, de passage à Paris en 1834, ayant appris que des secours avaient été distribués aux blessés et décorés de Juillet, il sollicita un secours afin de soulager sa mère, qui se trouvait dans « un extrême besoin ». Il précisait qu’il n’avait pu bénéficier jusque-là d’aucun secours puisqu’il participait au siège d’Anvers. Le préfet de la Seine donna, à cette occasion, les renseignements suivants sur son compte : « Ce jeune militaire se distingue par son amour filial. Sa mère, généralement estimée et qu’un travail forcé a rendu aveugle, se trouve privée de toutes ressources et n’a pour appui que son fils, qui s’impose les plus dures privations pour la soulager. En ce moment, il est malade à l’hôpital du Gros-Caillou et sa mère s’efforce de gagner quelque chose en soignant ou en gardant de petits enfants. Le témoignage de M. le maire du Ier arrondissement est trop honorable pour le pétitionnaire pour que j’hésite à le recommander à la bienveillance de gouvernement. Je pense que dans cette circonstance les bienfaits de l’administration ne sauraient être mieux placés. » Il reçut un secours de cent francs. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, un secours de soixante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, chaque fois à titre de médaillé de Juillet.. Son dossier est aux secours à divers titres. Il demeurait 6, rue Beaubourg en 1830-1831 (mais 6, rue Neuve-Saint-Pierre en septembre 1830 sur les listes du Constitutionnel ) ; sa mère de Marteau demeurait 39, grand-rue à Chaillot en 1834 ; 90, grand-rue à Chaillot en 1849 ; 50, rue Culture-Sainte-Catherine (parfois mais par erreur selon l’administration 26, rue Culture-Sainte-Catherine) en 1850 ; 151, rue Saint-Antoine en 1851 ; 8, rue Vincent à Belleville en 1852. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 in dossier Bourjard, F/1dIII/65 (sous le nom de Marteaux, Louis, François) ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 10-11 état des blessés non classés et de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem rapport du 18 juin 1850 et suivants, minutes 120-126, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852. sans doute le même que le suivant ?