Martin, Bernard (Martin aîné, Bernard)
Biographie
Le 22 octobre 1830, il adressa la lettre suivante au maire de la commune de Batignolles-Monceau, qui rappelait la conduite qu’il avait tenue en juillet et pour obtenir un habillement de garde national : « […] Le mercredi 28 juillet dernier, passant près du poste de la rue Truffaut, un de ses concitoyens lui ayant dit qu’il y avait des malfaiteurs armés qui cherchaient à piller dans diverses maisons, lui, Martin, s’arma d’une paire de pistolets, se porta au lieu de l’attroupement et fut assez heureux pour arrêter le bras d’un de ces scélérats qui, armé d’un pistolet, allait tuer M. Guyot père (s’agit-il de Guyot, Denis, Laurent, Edme ? voir ce nom ?), officier, chevalier de la Légion d’honneur, commandant provisoirement la garde nationale de cette commune. Le sieur Martin fut assez heureux encore pour ne pas être frappé lui-même de la balle que le misérable destinait à M. Guyot. Quoique peu fortuné, le pétitionnaire ne prétendrait à aucune récompense s’il avait les moyens de s’habiller et de s’équiper, mais sa position ne lui permettant pas de faire cette dépense, il vous prie instamment, monsieur le maire, de lui faire obtenir une gratification de cent vingt francs, somme à laquelle il estime son habillement et son équipement et qu’il promet et s’engage ici d’honneur à n’employer à autres fins. » Sa demande était apostillée par : Guyot, qui attestait « particulièrement les faits » ; Larrieu, employé aux Finances ; Fabvier, chef de bataillon en retraite ; Gobin, capitaine en second ; Fossau-Colombel, chef de bataillon, commandant ; Boucher, capitaine commandant la 1re compagnie de chasseurs qui ajoutait le recommander personnellement. Martin comparut devant le jury de l’arrondissement de Saint-Denis le 3 février 1831 sous le numéro 294. Il reçut un habillement complet de garde national. Il signa, le 15 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Texier, Léonard et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, certifie et atteste pour notoriété constante à tous qu’il appartiendra avoir le jeudi 29 juillet 1830 distingué sur la place du Carrousel le sieur Léonard Texier, savoir qu’il est entré un des premiers aux Tuileries lors de la prise de ce château, en franchissant la grille à laquelle sa redingote est restée pendue. Je certifie en outre qu’il s’y est conduit avec toute la bravoure qui caractérise un bon citoyen. » Il demeurait 5, rue Truffaut aux Batignolles en 1831. Archives de Paris VK3 48 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Texier, Léonard.