Martin, François
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous certifions que le nommé François Martin s’est montré dans les mémorables journées de juillet, les 27, 28, 29, 30 et 31 et qu’il s’est battu pour la bonne cause à l’Hôtel de ville, le Louvre, les Tuileries et Palais-Royal. » Signé, le 28 juillet 1831 : Martin (le même qui signa pour Pralon, François), propriétaire ; Corne, principal locataire ; Leblond, décoré de Juillet (voir sans doute Leblond, Jacques, Denis, décoré du [ancien] XIIe arrondissement ; comparer avec sa signature in Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Maugars, René) ; Durand, serrurier ; Bayau, serrurier, capitaine de la garde nationale ; Tautin (voir Tautin, Charles, Jean), décoré de Juillet ; Chatelin (voir Chatelain, Barthélemy, Pierre), décoré de Juillet ; Pralon (voir Pralon, François), combattant. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le 29 juillet, sous l’arc de triomphe de la place du Carrousel, le sieur François Martin se trouvait en armes lorsque les Tuileries commencèrent à céder. Il venait du Louvre, où il s’était battu et il brûla aussi ses cartouches aux Tuileries. Son dévouement devait être sans restriction, car de ceux qui étaient alors sous l’arc de triomphe un très petit nombre se sont retirés sans blessure. Un fait surtout m’a pleinement convaincu de sa présence sur la place : il a vu, comme moi, un vieillard venir reprendre le corps de son fils, qu’il avait armé lui-même. » Signé : Bosquet (voir Bosquet, Pierre, Joseph, François), élève de l’Ecole polytechnique. Suivait aussi la signature de Baduel (voir Baduel, Louis, Henri), élève de l’Ecole polytechnique. Il demeurait 32, rue Traversine en 1831. Archives de la préfecture de police AA 401. Problème avec les autres à la même adresse...