Martin, Joseph, Antoine, Toussaint
Biographie
Né le 1er novembre 1779 à Brignoles (Var), de Martin, Louis et de Truffié, Marguerite, Madeleine. Boulanger, il entra au 105e régiment, comme musicien, le 27 janvier 1801, chef de musique à la 5e légion le 10 juillet 1807 devenu le 122e régiment de ligne le 12 mars 1809, passé lieutenant au 2e régiment d’infanterie de la garde royale le 16 novembre 1815, passé à la compagnie de fusiliers sédentaires le la garde royale le 1er janvier 1823, encore dans les effectifs en 1831 ; il fit les campagnes des années X, XI au camp de Boulogne, XIV et 1806 en Allemagne, 1807 en Prusse et Pologne, prisonnier de guerre le 17 juillet 1807, échappé le 1er juin 1809, participa à la campagne d’Espagne en 1809-1813, à la campagne de France en 1814, blessé d’un coup de feu à la jambe gauche le 8 février 1807 à Eylau. Il s’illustra à Vaugirard et à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Marié et père de famille, sans retraite, il sollicita un secours. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était pourtant indiqué sur les fiches de cette Commission comme n’ayant fait aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il était porteur du certificat suivant : « Au nom des habitants de Vaugirard, certifions que le sieur Joseph, Antoine, Toussaint Martin, ancien militaire, faisant partie de la compagnie des vétérans de l’ex-garde, le 28 juillet à 9 heures du matin, il a reçu une lettre de la part de son capitaine, qui lui disait de se rendre de suite à la compagnie. Alors le sieur Martin a répondu : “Je n’irai pas. Si la compagnie est pour la bonne cause de la liberté, mettons bas les armes ; ou s’il n’en n’est pas ainsi, je dois me battre contre elle.” Nous certifions que le sieur Martin, dans les journées des 27, 28 et 29 juillet s’est comporté comme un bon citoyen et a mérité par son zèle patriotique l’estime de tous les braves citoyens de Vaugirard. » Signé le 8 août 1830 (tous habitants de Vaugirard) : Vigeon, propriétaire, demeurant barrière de Sèvres ; Tassart ou Tassard, voisin ; Pigniet ; Lamotte ; Robot ou Bobot ; Plessy ; Baillard (voir ce nom), marchand de vins 9, rue de Sèvres à Vaugirard ; Dezaindre ou Dezaudre, ou Dezandre, demeurant 74, rue de Sèvres ; Lefèvre, Charles ; Rabe ou Rale, propriétaire ; Soudre ; Brunet ; Laudé, propriétaire, demeurant 24, rue de Sèvres ou 34, rue de Sèvres ; Choven illisible, membre de la Légion d’honneur ; Decourty ; Malapré ; Pytebroot ; Levé, maître menuisier, demeurant 25, rue de Sèvres hors le boulevard. En avril 1831, la compagnie de fusiliers sédentaires à laquelle il appartenait fut licenciée. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait à Brignoles en 1801 ; 30, rue de Sèvres à Vaugirard en 1830-1831 ; aussi chez Benoist, chapelier, rue Cerue illisible à Brignoles en 1831. Archives de Paris VK3 48 ; Archives de la préfecture de police AA 401.