Martin, Pierre
Biographie
Né le 20 avril 1798 (mais le 10 avril 1798 in Archives de Paris VK3 33 jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques) à Paris. Tanneur. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 15 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, aux rassemblements de la rue Saint-Honoré, s’est emparé d’un fusil, qui lui a crevé dans les mains. Le 28, au eu un fusil à la mairie du (ancien) XIIe et fut à la poudrière ; a passé le pont, au quai de la Cité, a passé la nuit. Le 29 de grand matin, au Louvre, y a combattu, est entré par la place Saint-Germain [l’Auxerrois, N.D.A.], aux Tuileries, au désarmement de la caserne des gardes du corps. Rambouillet. » Et aussi en date du 18 avril 1831 : « A contribué à la prise d’une pièce de canon dans la cour du Louvre ; après la prise des Tuileries, il fit partie d’un peloton qui se dirigeait pour prêter main forte à Babylone ; au quai d’Orsay, il s’est battu contre les gardes du corps. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 15 avril 1831, à trois voix pour la croix, six voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 1239) dans la liste supplémentaire des demandes de récompenses honorifiques posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, au titre de médaillé de Juillet. Son dossier est aux secours à divers titres. Il demeurait 32, bd de l’Hôpital en 1830-1831 ; 27, route d’Italie à Gentilly en 1849 ; au Petit-Ivry en 1851 ; 4, route de Paris au Petit-Ivry en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste supplémentaire des demandes de récompenses honorifiques (sous le seul nom de Martin) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 15 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 15 avril 1831, en date du 18 avril 1831, idem (ancien) XIIe arrondissement, liste supplémentaires de décorations ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/65 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73, idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 378 in dossier Chevalier, Gabriel, Valère un Martin, Pierre, demeurant le quartier Saint-Marcel, qui signe, le 12 février 1831 et avec Delbart, Jean-Baptiste), décoré de la médaille, demeurant 17, rue des Anglais, le certificat suivant en faveur de Chevalier, Gabriel, Valère : « Nous, soussignés, voulant rendre hommage à la vérité, certifions et affirmons que le sieur Chevalier, Gabriel, Valère, demeurant rue d’Austerlitz n° 10, aux anciens Deux-Moulins, a partagé avec nous les périls auxquels nous nous sommes exposés dans les glorieuses journées de 1830 au mois de juillet ; que, dans cette circonstance, il a montré des preuves de courage, de zèle et de dévouement à la noble cause dont nous avons triomphé, tant aux combats à la Grève, au Louvre et aux autres lieux où le danger était éminent ; que partout où il a fallu combattre, il était toujours présent et même un des premiers, animant les autres par son rare exemple d’intrépidité. »