Martinet, Ange, Marie
Biographie
Né vers 1796 à Morgese (Sardaigne). Journalier employé dans l’entreprise de Payen (voir Payen, Anselme) à Grenelle. Il s’illustra rue Traverse, à l’Odéon et à l’attaque de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il adressa la lettre suivante à cette Commission, sans doute la copie d’une lettre qu’il avait déjà fait parvenir au roi : « […] A l’honneur de vous exposer qu’ayant été du nombre des braves qui ont concouru à la défense de la liberté dans les mémorables journées de juillet 1830 et s’étant trouvé avec lesdits braves commandés par M. Labillois (voir Labillois, Charme, Jean-Baptiste) qui se sont portés le 28 juillet de la caserne de Babylone à la place de l’Odéon et de là au Luxembourg pour poser le drapeau tricolore, sont revenus à la place de l’Odéon d’où ils sont repartis pour se rendre aux Tuileries, où tout était terminé quand ils sont arrivés ; que n’ayant reçu aucune récompense, il vient implorer votre bienveillance, sire, pour vous prier de vouloir bien vous intéresser à lui, en le faisant jouir des mêmes avantages et faveurs que vous avez accordés à tous ceux qui s’étaient le plus distingués dans ladite journée. » Sa lettre était signée par : Simon (voir Simon, Pierre, César), blessé de Juillet ; Payen (voir Payen, Anselme) ; Wagner (voir Wagner, Pierre), décoré de Juillet ; Melchiord (voir Melchior, Georges), décoré ; Lelièvre (lequel ?) ; Huvet (voir ce nom), décoré. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme étant dans une position malheureuse. Il demeurait rue de Javel, chez Payen, à Grenelle en 1831. Archives de la préfecture de police AA 401.