Mary, A
Biographie
Grenadier à la 1re compagnie du 1er bataillon de la garde nationale de Rouen, il adressa la lettre suivante au roi, en août 1830 : « Victime de la réaction en 1815 à Caen, où, comme fédéré et grenadier de la garde nationale, j’ai failli perdre la vie en défendant le drapeau tricolore, je me retirai au camp du général Vedel. Par suite, menacé d’exil, je fus, par la haute police de ce temps, constamment tourmenté. Aujourd’hui, habitant de Rouen et grenadier dans le 1er bataillon de la garde nationale, j’ai fait assidûment mon service, notamment dans les journées des 27, 28, 29 et 30 juillet ; pendant que je payais ainsi et encore une fois une dette sacrée à mon pays, je perdais le seul frère que j’eusse, dans les mémorables événements de la capitale. A ces heures, mon prince, je suis près de ma mère, veuve depuis longtemps et sans moyen d’existence, pour lui offrir les seules consolations qui soient en mon pouvoir, touchant (sic) la perte de mon frère, Victor Mary, tué dans la journée du 28 juillet à la tête de sa compagnie (il était lieutenant au 15e régiment d’infanterie légère et décoré). Maintenant fils unique de cette malheureuse mère et ne pouvant lui procurer les secours qui lui seraient nécessaires, je sollicite et attends de la justice de votre Altesse Royale sa haute et puissante intervention pour me faire obtenir une place ou un emploi quelconques, dans une administration de Rouen. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demeurait 21, rue des Cordeliers à Rouen en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1. Voir Mary ?