Masson, Alphonse
Biographie
Peintre (il est dit graveur ou imprimeur un peu plus loin…). Blessé au pied, il reçut un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. On a quelques indications supplémentaires par une lettre qu’écrivit, le 18 août 1830 au général Lafayette, sa belle-sœur, la femme Masson, demeurant 2, grand-rue à Chaillot, chez Mme Beaulieu, pour solliciter un secours. Cette lettre était ainsi rédigée : « Epouse d’un sous-officier du 10e chasseurs en garnison à Libourne, lequel vient d’être décoré de la Légion d’honneur par le général Lamarque pour avoir donné des preuves de son dévouement à la liberté, je prends la liberté de m’adresser à vous pour vous faire connaître ma fâcheuse position. Mère de deux enfants en bas âge et sur le point d’accoucher, je me trouve dans le plus grand besoin. Les frères de mon mari, qui seuls venaient à mon aide (les sieurs Masson, l’un imprimeur et l’autre graveur, demeurant rue Montagne-Sainte-Geneviève n° 15, et rue de la Clef n° 27) ne peuvent rien faire pour moi dans ce moment, ayant été forcé de suspendre leurs travaux. Tous deux se sont battus dans les journées du 27, 28 et 29 juillet et l’un a été blessé à la prise du Louvre. » Il demeurait 27, rue de la Clef en 1830. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VK3 48.