Mathiron, Pierre

Biographie


Né le 23 mai 1798 à Auxerre (Yonne) (le 23 mai 1793 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3). Tonnelier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Matiron sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39, faire le changement ?). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Matiron, Pierre), auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1838, père de cinq enfants, il demanda à être compris dans les distributions de gratifications. En 1839, il était courtier gourmet piqueur de vins et eau-de-vie, sa femme blanchisseuse ; la police recueillit sur lui les renseignements suivants : « Le sieur Mathiron, qui est sans fortune, se trouve réduit aux modiques émoluments de sa place et […] a grand-peine à suffire aux besoins de sa nombreuse famille. Sa conduite et sa moralité sont excellentes, on le signale, de plus, comme un bon citoyen qui, en toutes circonstances, fait régulièrement son service de garde national. » Il reçut soixante-quinze francs de secours en 1840 et vingt-cinq francs en 1841. En 1855, il demanda à être compris, à cause de sa situation nécessiteuse, dans le nombre des décorés devant toucher une allocation pour la fête de l’Empereur. Il était à cette époque, courtier à l’entrepôt des vins, gagnait mille trois cents à mille cinq cents francs par an, sa femme tenait une confection de bonnets et avait trois ouvrières, un des fils était sergent de ville, et Mathiron semblait à l’abri du besoin. Sa demande fut ajournée. Il était grenadier et porte-drapeau à la XIIe légion de la garde nationale. Il demeurait 3, rue Bretonvilliers en 1831 ; 14, rue des Fossés-Saint-Bernard de 1838 à 1840 ; 8, rue Saint-Victor en 1855, un loyer de trois cent quatre-vingts francs par an. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IXe arrondissement ; Archives de Paris VD6 482 n° 3, mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Materon, Pierre) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs (sous le nom de Matiron, Pierre).

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