Maugars, René

Biographie


Né le 29 vendémiaire an VIII à Angers (Maine-et-Loire). Ancien militaire de l’Empire, devenu ouvrier bonnetier. Il combattit à la prise de la caserne de Babylone, où il fut blessé d’un coup de feu reçu au côté gauche. Il fit parvenir à la Commission des récompenses nationales une Note exacte des faits portés aux certificats déposés, ainsi rédigée : « Ayant figuré le 28 dès le matin avec les braves se dirigeant sur la place de l’Estrapade au dépôt de la garde royale, y étant rendu, je signifiai au lieutenant commandant ce dépôt d’ouvrir les portes. Ce dernier répondit à cette sommation que si nous persistions il serait forcé d’employer la force pour nous faire retirer. Etant sans armes, nous nous dirigeâmes de suite sur la caserne Mouffetard, gendarmerie, et contraignîmes malgré la résistance opposée ces militaires, suppôts du despotisme, toujours imbus et animés de l’esprit de liberté (sic). Je me dirigeai, quoique sans armes sur la place de l’Hôtel-de-Ville, où je me joignis à tous les braves qui attendaient comme moi de quoi pouvoir combattre avec efficacité et succès. L’on attendait alors le brave Lafayette. Mon impatience et mon zèle se tourmentaient. Alors sans délibérer, je me portai audacieusement près l’Ecole polytechnique où les élèves nous avaient assuré qu’ils nous serait délivré des armes. Ne trouvant pas ce que j’espérais, nous nous portâmes à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et là reçûmes les inductions (sic ?) pour utiliser notre courage. C’est partant de ce point central qu’étant armé convenablement je me rendis par le pont d’Arcole où l’action était engagée. J’y ai pris part et ne m’en suis retiré qu’après avoir vaincu, non sans courir de dangers. Ayant absorbé mes munitions, je fus contraint à la retraite, n’étant plus propre à agir. Ce que j’effectue, attendant le résultat de la valeur des nôtres. Journée du 29 juillet. Dès les 6 heures du matin, je me dirigeai à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement réclamer les munitions nécessaires, étant disposé à combattre. Là, je reçus un approvisionnement de giberne mais malheureusement la précipitation et l’urgence avaient fait que partie des balles étant mal fondues elles ne se trouvaient plus de calibre. Ainsi monté, je me dirigeai chez mon ami, cour Saint-Jean-de-Latran, avec lequel j’avais, la veille, couru tous les dangers. Hélas ! cet ami n’est plus, il a succombé à sa valeur ! (sans doute s’agit-il de Trébutien, Pierre, Alcibiade, lui aussi bonnetier ?) Je me suis, avec ce brave, dirigé sur la caserne de Babylone, où j’ai constamment combattu jusqu’à ce que je reçus la fatale balle qui m’a atteint au côté gauche et mis hors de combat. Transporté à mon domicile, rue Saint-Jacques, n° 279 (sic et vérifié), par mes camarades pour recevoir les premiers soulagements je fus reconnu hors d’état de me mettre en lice (sic). Mes moyens ne permettant pas de me faire traiter à domicile, je crus devoir profiter de l’asile des braves et me fis transporter au Val-de-Grâce, où j’ai reçu les soins dus à ma position. Mais il me restait une arme, que l’on pouvait utiliser contre les ennemis de nos libertés. Je n’eus de satisfaction que lorsque j’eus fait remettre cette arme à la mairie pour meubler sic un autre citoyen non moins digne de la manier à profit de nos droits. Mon frère fut chargé de cette mission et la remplit selon mes vues. Telles sont à peu près les circonstances qui figurent aux pièces déposées et les confirme, m’en rapportant à l’équité qui préside aux opérations de la Commission. » Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « N’ayant pu parvenir à se procurer un fusil qu’en contribuant à forcer le maire du (ancien) XIIe arrondissement à en délivrer, il se rendit de suite au pont d’Arcole, où il combattit avec acharnement jusqu’après avoir vaincu. Le 29, dès 6 heures du matin, il se prépara au combat d’avant-garde à Babylone. Il se conduisit avec distinction et n’a cessé le feu que quand il fut blessé d’une balle au côté gauche. » Il reçut (sous le nom de Maugare, René sur les listes du Constitutionnel) un secours de quarante francs en août et (sous le nom de Maugard) un secours de vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de trente francs, le 18 février 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 mars 1831, un secours de quinze francs, le 16 mars 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Maugard, René) un total de soixante-dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 12 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Leblond, Jacques, Denis (voir ce nom), né vers 1796, bonnetier, demeurant 143, rue Saint-Victor ; Thébault, Olivier, Jacques, né vers 1800, bonnetier, demeurant 116, rue Mouffetard ; Collin, Claude, Pierre, né vers 1788, bonnetier, demeurant 17, rue Saint-Victor ; Pichot, Dominique, Augustin, né vers 1778, bonnetier, demeurait 16, rue des Bourguignons. Ils attestèrent parfaitement connaître Maugars, René et « savoir, les sieurs Leblond et Thébault qu’il a combattu le 29 juillet dernier à la caserne Babylone et qu’il y a été blessé d’une balle au côté gauche. Et les sieurs Collin et Pichot avoir vu le même jour ledit Maugard passer blessé rue Saint-Jacques ». On trouve cette note le concernant dans les délibérations du comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas : « Aujourd’hui dans la garde municipale, est sorti le 28 armé d’un fusil, a été blessé d’une balle au dos, dont il souffre encore (sa famille). » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 16 décembre 1830, à six voix pour la croix, une voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Mangars, René sur les listes du Bulletin des lois). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné (sous le nom de Mangars, René), donna, le 12 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à contusion unique mais à balle extraite à la partie inférieure et moyenne de la poitrine du côté droit, guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la première classe de la deuxième catégorie des blessés. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa un certificat de notoriété attestant qu’il connaissait parfaitement Pouard, François, Charles et qu’il savait que ce dernier avait été blessé au genou gauche d’un coup de feu reçu rue du Mouton le 28 juillet. En 1830, il était garde municipal de 1re classe à la 1re compagnie du 1er bataillon, caserné rue Mouffetard. En 1832, il écrivit, infructueusement, au roi pour expliquer que, l’année précédente, il n’avait pu participer à la distribution de vêtements qui a eu lieu en 1831, attendu qu’il était alors à Cherbourg. Cependant sa position est telle que, n’ayant pas d’ouvrage, il vient supplier Sa Majesté de daigner lui faire accorder ces vêtements ». En 1836, père de famille, sa femme souvent malade, occupant un étant peu lucratif, devant à son propriétaire, « dans une bien triste position » il sollicita des secours ; le préfet de police recueillit alors sur son compte les renseignements suivants : « Bien qu’il soit très laborieux, il gagne à peine deux francs par jour. Sa femme est souvent malade et il se trouve dans une position extrêmement gênée. Sa réputation est bonne. » Il reçut un secours de cinquante francs et un autre de vingt francs en 1837. En 1839, sans ouvrage, devant à son propriétaire, dénué de tout, sans ressources, il sollicita de nouveaux secours. En 1841, les mêmes sources de police relataient : « Il est ouvrier bonnetier et gagne deux francs vingt-cinq par jour et sa femme soixante à soixante-dix centimes à dévider de la laine. Cet individu est très malheureux, étant souvent malade ; il est sobre, très bon sujet et jouit à bon endroit de l’estime de ses concitoyens. » Il reçut un secours de quarante francs en 1841, un autre de vingt-cinq francs en 1842, un autre de quarante francs en 1843, et un de vingt-cinq francs en 1844. En 1845, veuf, père de deux enfants, sans moyens d’existence, ayant un père âgé de soixante-huit ans à sa charge, il sollicita de nouveaux secours et obtint quarante francs. Il reçut un secours de quarante francs en 1846, un secours de vingt-cinq francs et un autre secours de quarante francs en 1847. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, afin d’entrer dans une compagnie de sous-officiers sédentaires à Paris. Il reçut un secours de quinze francs le 2 septembre, un secours de dix francs le 2 novembre, un secours de quinze francs le 13 octobre soit un total de quarante francs auprès de cette Commission. Il retira de son dossier à la Commission des récompenses nationales, le 24 décembre 1852, son état de service au 61e de ligne, son certificat de bonne conduite du commandant du 23e bataillon de la garde mobile et son brevet de décoré de Juillet. En 1849, les renseignements de police le décrivirent comme étant dans une position nécessiteuse et jouissant d’une bonne réputation. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de décoré de la Croix de Juillet. En 1850, il était sans ouvrage depuis plusieurs mois, endetté, arriéré de loyer, ne possédait rien à vendre ou à engager, n’ayant pas même de vêtements pour se couvrir ; il reçut cette année-là un secours de quarante francs, qu’il ne semble pas avoir touché « parti on ne sait où » selon l’administration. En 1851, il travaillait chez Collet, fabricant de bonneterie à Mazières la Grande-Paroisse (Aube) et toucha un secours de soixante francs. En 1852, la police rapportait sur son compte : « […] Veuf, sans enfant, est d’une très mauvaise santé. Il est souvent obligé d’aller à l’hôpital, et se trouve sans ouvrage à sa sortie, ce qui le réduit à la mendicité. Il a déjà été arrêté cinq fois pour ce délit (et condamné trois fois, une fois à un mois et deux fois à deux mois de prison, N.D.A.) ; il est encore, en ce moment, au dépôt de Saint-Denis. Au reste Maugars n’est pas connu comme un malhonnête homme. Son domicile habituel est rue Neuve-Saint-Médard, 15, à Paris. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, de la même somme en 1853 et en 1854. En 1856, sa vue était trop faible et il ne pouvait plus travailler. Cette même année, les renseignements recueillis sur son compte lui furent particulièrement défavorables : « Gagne deux francs à deux francs vingt-cinq par jour et n’a plus d’ouvrage qu’il n’en peut faire. La blessure qu’il a reçue ne nuit en aucune façon à son travail. Cet homme qui habite la ville de Troyes depuis quinze mois, arrivant de Metz, pourrait vivre honorablement du fruit de son travail s’il n’était adonné à l’ivrognerie. Il n’est pas de semaine qu’il ne se grise, de manière à rouler dans les ruisseaux. Il n’est pas marié et vit en concubinage avec une femme qui ne possède pas plus de qualité que lui. Cet homme est, en un mot, très peu digne de toute faveur administrative. Les secours qu’on pourrait lui accorder pour retourner dans son pays natal passeraient dans les cabarets et il resterait à Troyes. » Maugars se plaignit des renseignements qu’on avait recueillis sur lui et les attribua à la méchanceté du patron chez lequel il travaillait et avec lequel il était en contrariété ; ils eurent en tout cas l’effet d’ajourner définitivement les secours. Il demeurait 268, rue Saint-Jacques (mais 279, rue Saint-Jacques in Archives de Paris VK3 29) en 1830-1831 ; 261, rue Saint-Jacques en 1832 ; 301, rue Saint-Jacques en 1835 ; 14, rue des Bourguignons-Saint-Marcel en 1835-1836 ; 301, rue Saint-Jacques en 1839 ; 4, rue de Perpignan en 1841 ; 10, rue des Anglaises dans le faubourg Saint-Marcel en 1845 ; chez sa sœur, 18 rue Poliveau en 1848-1849 ; 2 bis, rue de Versailles en 1849 ; 34, rue Poliveau en 1850-1852 ; 90, Grande-Rue à Saint-Denis en 1852 ; 92, même rue en 1854 ; 72, rue Saint-Jacques à Troyes (Aube) en 1856 ; chez M. Bodier-Coffinet, 37, rue de la Grande-Tannerie à Troyes puis 34, rue Poliveau à Paris en 1856. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 37 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 42 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 (sous le nom de Maugras, René) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical, idem dossier Décorations ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 12 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 29 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 16 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Herfort, François, Joseph; Archives de Paris VK3 48 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pouard, François, Charles ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Maugras, René) ; Archives nationales F/9/1156 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 44 et minute 47, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 73 ; idem 19 juin 1850, Emploi d’une somme de 705 francs provenant d’allocations non retirées par des décorés ou blessés de juillet 1830, minute 118, idem rapport du 18 juin 1850 et suivants, minutes 120-126, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 402.

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