Maugin
Biographie
Il s’enrôla au régiment des Volontaires de la Charte (voir Buchoz-Hilton). Le 28 mars 1831, il cosignait, avec d’autres officiers de l’ex-régiment de la Charte, « régiment composé d’hommes qui tous avaient combattu à nos côtés pour renverser le pouvoir despotique qui nous asservissait, que par ce moyen nous arrêtâmes l’irritation de cette multitude qui aurait pu produire des calamités à déplorer par la société entière, service inappréciable dans une pareille circonstance », une lettre adressée au président de la Commission des récompenses nationales. Dans cette lettre, les signataires s’alarmaient, alors que plusieurs allaient être sans doute décorés, de n’avoir encore reçu aucun avis d’examen des certificats qu’ils avaient fait parvenir. Ils demandaient que ces examens fussent enfin examinés et terminaient en assurant que « fidèles à la monarchie que nous avons contribué à créer, nous marcherons toujours où nous appellera sa défense et celle de la patrie ». Maugin, demeurant 24, rue de l’Hirondelle ; Nebout, demeurant 26, rue Poliveau ; Hermand, demeurant rue du Foin-Saint-Jacques chez son père, concierge à la caserne Gervais ; Duffrage de Roscmont (illisible), demeurant 91, Grand-Rue à Vaugirard ; Bremer, J., demeurant 11, rue Tiquetonne ; Cisses (illisible), demeurant 24, rue de l’Hirondelle. Il adressa, à la fin de l’année 1831 et après la dissolution de ce régiment, une pétition au roi pour lui faire part de la « triste et fâcheuse position » dans laquelle il se trouvait parce que non compris dans les volontaires que l’armée avait incorporés dans ses propres rangs. Après qu’il eut (avec Maugin, Guilleur, Jullerot et Morizé, voir ces noms) demandé à être reçu par le ministre de l’Intérieur, président du Conseil, ce dernier demanda au préfet de la Seine de lui faire parvenir des renseignements sur les motifs de leur demande. Le préfet de la Seine, le 13 décembre 1831, fit la réponse suivante : « Il résulte des renseignements que j’ai recueillis sur les pétitionnaires qu’ils n’appartiennent pas à la garde nationale mais qu’à l’exception de M. Jullerot ils ont fait partie des corps qui s’étaient formés à Paris, après les événements de Juillet, sous le commandement de M. Buchoz-Hilton et sous la dénomination de Régiment des volontaires de la Charte. M. Jullerot était attaché à un autre corps de semblable formation. A l’époque où ces régiments ont été licenciés quelques-uns de leurs officiers ont été employés dans l’armée, avantage que n’ont point obtenu les réclamants, soit à raison de leur âge, soit pour tout pour tout autre motif que le ministère de la Guerre peut seul connaître puisque le licenciement de ce corps a eu lieu par ses ordres et par les soins de l’intendance militaire. Après ce licenciement l’administration a été chargée de la liquidation des dépenses que la formation du corps des Volontaires de la Charte avait occasionnées, […] aujourd’hui la totalité desdites dépenses a été acquittée par la Commission des dommages et la Ville de Paris a reçu le remboursement des dépenses qu’elle avait faites. J’ai lieu de croire, monsieur le Président, que ces renseignements suffiront pour faire apprécier la demande des pétitionnaires, qui paraissent être dans une situation pénible, à laquelle vous pourrez, sans doute, apporter quelque soulagement. » Il demeurait 24, rue de l’Hirondelle en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835.