Mauguin, François
Biographie
Né le 28 février 1785 à Dijon (Côte-d’Or). Député de la Côte-d’Or. On trouve aux Archives de Paris, une note dont il est signataire, au nom de la Commission municipale, et concernant les diamants de la couronne : « La Commission municipale a dû s’assurer de la conservation des diamants de la couronne. Le dépositaire habituel de cette précieuse propriété publique a déclaré que les diamants ont été retirés par M. Delabouillerie (sic). Son reçu est déposé à la municipalité. La cour a évacué Saint-Cloud à la hâte. On espère que les diamants de la couronne seront réintégrés dans leur dépôt. C’est là une question de probité tout indépendante de la politique et dont les princes ne peuvent pas plus s’affranchir que les particuliers. D’ailleurs M. Delabouillerie, signataire du reçu, est personnellement responsable et toute la rigueur des lois sur les comptables publics lui serait appliquée. » On trouve aussi aux Archives de Paris la lettre suivante, adressée le 3 août 1830, au maire du (ancien) XIe arrondissement, et signée par les membres de la Commission, Mauguin et Audry de Puiraveau : « M. le maire. D’après les ordres du lieutenant-général du royaume et du général en chef, j’ai l’honneur de vous prévenir que vous devez diriger sur-le-champ, de concert avec le chef de légion de votre arrondissement, au moins cinq cent dix braves qui ont contribué si puissamment à sauver nos libertés, sur les Champs-Elysées ; là, ils recevront des ordres pour être mis en mouvement sur Rambouillet, où l’ennemi paraît disposé à faire résistance. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le seul nom de Mauguin sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il signa en faveur de Baudry, Auguste, Pierre le certificat suivant : « Une des premières personnes que nous avons vues à l’Hôtel de ville le 29 juillet était le capitaine Baudry, attaché au colonel Zimmer, commandant, en ce moment qui s’y trouvait et y donnant des preuves de zèle et de dévouement à la cause de la liberté. » On peut lire dans Le Parti libéral sous la Restauration l’appréciation suivante sur Mauguin : « Quelques avocats, orateurs attitrés des procès politiques, où ils cherchaient un renom de parti, pendant que leurs clients y trouvaient souvent la mort, n’étaient pas dans une situation moins fausse [que les députés libéraux, N.D.A.]. Membres, parfois dignitaires des sociétés secrètes, ils venaient, comme défenseurs des conspirateurs, plaider que ces sociétés n’existaient pas. […] M. Mauguin avait plus de talent ; orateur mélodieux, souple, d’un art si raffiné, que sa parole en était comme énervée, éloignant les amitiés par sa fatuité et sa présomption, il avait ce qu’il fallait pour réussir dans la profession d’avocat, qu’il dédaignait, et s’apprêtait à échouer piteusement dans le rôle d’homme politique qu’il avait de tout temps ambitionné. » Il demeurait 6, rue du Gros-Chenet en 1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris 3AZ 10 (pièce 3AZ 293) ; Archives de Paris VD6 281 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement : Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Baudry, Auguste, Pierre ; Le Parti libéral sous la Restauration, Thureau-Dangin, Plon, Paris, 1888, p. 174-176.