Maurel, Bernard dit Félix
Biographie
Né le 20 germinal an X à Aurillac (Cantal) de Maurel, Pierre, François, Thimotée, orfèvre, et de Cougout (bien Cougout dans l’acte de naissance ; mais parfois aussi Clougout dans d’autres sources), Marie, Julienne, son épouse. Etudiant en médecine. Il fut blessé par arme à feu dans un duel, le 13 août ; il mourut des suites des blessures qu’il avait reçues le 2 septembre suivant à l’hospice de la Charité. Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Sa mère, Cougout, Marie, Julienne, née le 15 mai 1773 à Aurillac, épouse de Maurel, Pierre, François, Thimotée, abandonnée depuis plus de dix ans par son mari, qui vivait en concubinage, demanda, infructueusement une pension auprès de la Commission des récompenses nationales. Le maire de la ville d’Aurillac lui délivra, en date du 20 novembre 1830, une attestation comme quoi elle vivait « séparée de biens du sieur Pierre, François, Thimotée Maurel […] délaissée par ce dernier, qui vit loin d’elle depuis une dizaine d’années, sans lui fournir aucun moyen d’existence pour elle et sa fille, après avoir dévoré la majeure partie de ses apports matrimoniaux ». La mère, elle-même, dans une de ses lettres faisait l’aveu suivant sur la conduite de son fils : « […] Mon fils, sorti de la maison maternelle depuis quelques années avant ces événements et se conduisant par les inspirations de son père qui m’avait délaissée, ne me donnait jamais de ses nouvelles et j’ignorais par conséquent sa résidence […]. » Les parents s’étaient mariés le 30 messidor an VI à Aurillac ; sur l’acte de mariage, Maurel, Pierre, François, Thimotée est indiqué comme né le 23 août 1776, fils de feu Maurel, Bertrand, notaire, et de Baptistat, Catherine, son épouse. Cougouth, Marie, Julienne (sic) est indiquée comme né le 15 mai 1773, fille de Cougouth, Louis, marchand orfèvre, et de Boissières, Jeanne, son épouse. Maurel demeurait 19, rue de Seine-Saint-Germain en 1830 ; sa mère à Aurillac en 1831. Rien n’indique dans le dossier qu’il fût un combattant de Juillet. Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, citoyens douteux (quant aux circonstances de la mort dans les combats et qui lui mériteraient son inscription sur les listes du Panthéon, N.D.A) ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 11 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Maurel femme) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/66.