Maurette, Jean-Pierre
Biographie
Né vers 1789 à Massat (Ariège). Non porté sur les listes officielles des blessés et des décorés de Juillet. Il reçut cinq cents francs à son retour d’Afrique en 1831, où il commanda le 10e détachement des volontaires parisiens en Algérie. En 1849, père de famille, il sollicita des secours. En 1850, le préfet de police donna sur lui les renseignements suivants : « Cordonnier en chambre, marié, sans enfant […]. Cet individu a été condamné à trois ans de prison et à trois ans de surveillance, par le tribunal de Carcassonne le 6 juillet 1821, pour vol et, le 13 août 1824, il a été condamné à six mois de prison par le tribunal de Béziers, pour port illégal de décoration. Depuis que le nommé Maurette demeure à l’adresse sus indiquée [5, rue du Faubourg-Saint-Jacques en 1848], sa conduite morale et politique n’a donné lieu à aucune remarque particulière. Il est actif et laborieux ; mais, étant souvent sans occupation, il se trouve dans la misère. » En 1854, presque aveugle, atteint d’une cathare chronique, il ne pouvait plus travailler et se trouvait dans la plus complète misère. En 1858, « n’ayant aucun moyen d’existence », ayant perdu un de ses fils à la guerre de Crimée et sa femme étant infirme du côté gauche depuis de longues années, il sollicita des secours. En 1861, les renseignements le décrivaient comme ayant à sa charge deux enfants dont l’un était toujours malade et l’autre presque idiot ; il disait n’avoir jamais rien reçu, « ce qui est sûrement vrai », assurait l’administration chargée de recueillir ces renseignements. Il demeurait 5, rue du Faubourg-Saint-Jacques de 1848 à 1850 ; 29, rue des Bourguignons en 1854-1855 ; 8, rue Neuve-du-Maine à Montrouge (Seine) de 1858 à 1861. Archives nationales F/1dIII/66 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104.