Mayer, Jean

Biographie


Né vers 1791 à Hershelheim (???) (Haut-Rhin). Ouvrier coutelier. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix et un secours. Le 16 juillet 1831, il adressait la lettre suivante à cette Commission : « Le sieur Jean Meyer, ouvrier coutelier, a l’honneur de vous exposer que dans le journées mémorables de Juillet il a combattu pour la cause de la liberté et s’est exposé aux plus grands dangers, que jusqu’à ce moment il n’a fait aucune demande, n’ayant pas été blessé dans les affaires des trois jours mais que depuis, ayant eu le malheur de s’écraser un doigt dans son travail et se trouvant depuis longtemps sans ouvrage il croit devoir solliciter près de vous de participer aux bienfaits qui sont accordés aux défenseurs de la patrie et il ose espérer que vous accueillerez favorablement sa demande. Il a l’honneur etc. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, propriétaires et habitants de la commune de La Chapelle, certifions que le sieur Jean Mayer, ouvrier coutelier, est domicilié depuis un an dans cette commune, rue de la Goutte-d’Or n° 27, qu’il s’est toujours comporté avec honneur et probité, que dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet dernier il a combattu pour la cause de la liberté et s’est montré comme un brave citoyen ; que depuis il a contribué à maintenir le bon ordre dans la commune, en faisant un service très actif comme garde national. » Signé le 21 septembre 1830 : Sauvage ; Boudin, capitaine rapporteur ; Dejeune, sergent-major à la 4e compagnie du 2e bataillon de la 1re légion de la banlieue. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune et sans travail. Il comparut, le 29 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, pour attester « que le fils de madame Baubien (sic) (voir Boibien, Génie, Guillaume) a été tué d’un coup de baïonnette à la place de Grève le 28 juillet dernier ». Il demeurait 47, rue des Marais en juillet 1830 ; 27, rue de la Goutte-d’Or en septembre 1830 ; place Saint-Ange en face la pompe, maison Derosiers, à La Chapelle en 1831. Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Boibien, Génie, Guillaume ; Archives de la préfecture de police AA 402.

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