Mayer, Salomon, Abraham

Biographie


Né le 18 juillet 1806 à Paris de Abraham, Mayer né en février 1771 en Autriche. Soldat au 7e régiment ou militaire au 5e de ligne en semestre, il prit des habits bourgeois pour combattre, « s’exposant à être fusillé si la révolution n’avait pas réussi », selon les registres de la mairie. Il fut atteint d’un coup de feu à la cuisse dans les fusillades de la porte Saint-Martin. Il fut soigné à l’hôpital Saint-Louis. Il signa, le 31 août 1831, le certificat suivant en faveur d’Alliaume, Samuel, et qui contient des informations sur sa propre participation aux combats de Juillet. Ce certificat était ainsi rédigé : « Je certifie et atteste, pour rendre hommage à la vérité, que le nommé Alliaume a partagé avec nous les dangers des journées de juillet 1830. Premièrement, dans celle du 28, il fut avec moi à la prise de l’Hôtel de ville, où ensuite nous avons été repoussés par les troupes suisses et gardes royaux. De là, nous fûmes au boulevard Saint-Martin, où ensemble nous combattîmes les gardes royaux et la cavalerie, où je fus blessé. Ledit sieur Alliaume ne me quitta pas, ayant avec bravoure et courage partagé les mêmes dangers, il fut un de ceux qui me transportèrent chez moi. Le lendemain, dans la journée du 29, dans la soirée, il vint me voir et il était armé de son fusil, en me donnant connaissance qu’il avait fait mettre deux barils de cartouches à la disposition des combattants à 6 heures du matin à la gendarmerie rue des Francs-Bourgeois et qu’ensuite lui et ses compagnons d’armes se portèrent à la prise du Louvre. Je déclare avoir reconnu que le pantalon dudit Alliaume était couvert de sang ; sur ce, je lui ai demandé s’il était blessé ? Il me répondit affirmativement que non, que ce sang provenait d’un nommé Alphonse Sedant, âgé de vingt-trois ans, lequel fut blessé à mort à ses côtés, ayant aidé à le transporter chez sa sœur. » Il était célibataire en 1830. Il reçut (sous le nom de Salomon, Abraham) un secours de trente francs en août, un secours de quarante francs et un autre de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de quarante francs, le 23 août 1830, un secours de vingt francs (Payé à sa mère), le 14 septembre, un secours de trente francs, le 5 octobre, un secours de cent cinquante francs, le 15 octobre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 27 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 3 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. La mairie reprenait ainsi les avis médicaux sur la nature de ses blessures : « Coup de feu à la cuisse, avec contusion du fémur, qui reste gonflé ; gêne dans la marche. » Il reçut la médaille de Juillet (sous le nom de Mayer, Abraham, Salomon). Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à la cuisse gauche de sa partie moyenne et antérieure vers sa partie postérieure, en contournant le fémur. Cicatrisée mais avec une blessure musculaire à travers l’ouverture d’entrée de la balle. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la troisième classe des blessés. » Admis dans la 3e classe des blessés, il reçut une pension annuelle de trois cents francs. Il lui fut accordé, à titre de blessé de la 3e classe, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il est indiqué comme « marchand », et « marchand colporteur » en 1831, sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 360 n° 5. Il était célibataire en 1830 mais soutenait son père, âgé de cinquante-quatre ans. Il demeurait avec son père 29, rue Neuve-Saint-Laurent (mais 39, rue Neuve-Saint-Laurent in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste de diminution de capacité ; bien 29, rue Neuve-Saint-Laurent in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc. et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales) en 1830 ; 60, rue du Temple à partir d’août 1831 sur les listes de la mairie. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 1 (sous le nom de Abraham, Salomon) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas (sous le nom de Abraham, Salomon) ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, mairie du (ancien) VIe arrondissement, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, état de blessés, registre des différents hôpitaux où ont été soignés les blessés (sous le nom de Salomon, Abraham) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Liste de diminution de capacité, idem même référence, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août (sous le nom de Abraham, Salomon) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Abraham, Salomon) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 (sous le nom de Abraham, Salomon) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 370 in dossier Alliaume, Samuel. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Bourlier, Jean-François, Auguste un Mayer, décoré de Juillet, qui apostille, le 25 août 1848, le certificat suivant délivré par Boimy : « Je, soussigné, moi Boimy, déclare que le 28 juillet 1830 à 10 heures du matin, le nommé Bourlier, Auguste, Jean-François, a été blessé dune balle à la jambe gauche et quil a agi avec courage dont il a été blessé place de Grève en combattant. » Cest lui ou un autre ?

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