Médoc, Claude
Biographie
Né le 2 décembre 1786 à Thionville (Moselle). Ses services militaires étaient ainsi détaillés dans une lettre signée du maréchal de camp Allone, et qui le décorait de la Légion d’honneur : « Au quartier général de Longwy, en état de siège, le 14 septembre 1815. Nous, maréchal de camp, commandant supérieur de la place de Longwy, convaincu de la reconnaissance que le gouvernement doit à M. Médoc, Claude, natif de Thionville (Moselle), capitaine au 10e bataillon des gardes nationales du département de la Moselle, pour les preuves non équivoques et constamment réitérées qu’il a données de bravoure et de dévouement au roi ; pour le courage avec lequel, deux fois, il s’est exposé en traversant le camp ennemi pour aller chercher près du commandement de la 3e division militaire à Metz du secours pour conserver la place au roi et à la patrie ; pour plusieurs faits d’armes dont il a à se glorifier, tels que la prise de vingt-deux prisonniers à la tête de trois hommes seulement, son sang-froid dans les sorties et sur les remparts, où il a commandé une compagnie d’artillerie auxiliaire formée par moi à la hâte pour la défense de Longwy ; l’avons autorisé à porter la décoration de la Légion d’honneur jusqu’à ce que Sa Majesté ait confirmé cette juste nomination dont la proposition lui est faite par nous. » De la même manière, un certificat délivré par la garde nationale d’élite, 10e bataillon de la Moselle, reprenait les mêmes termes pour certifier la conduite de Médoc : « Nous, membres composant le conseil d’administration dudit bataillon, certifions que M. Médoc, Claude, natif de Thionville, capitaine de la 5e compagnie dudit bataillon, a servi depuis la formation du corps jusqu’à ce jour (15 septembre 1815, N.D.A), avec la plus grande distinction et la valeur la mieux éprouvée. Entre autres actions d’éclat, nous citons de lui que, pendant le siège de Longwy, deux fois, en courant les plus grands dangers, il a traversé le camp ennemi pour aller chercher des secours à la garnison et qu’à la tête de trois cavaliers il a surpris et fait prisonniers vingt-deux fantassins prussiens. Sa conduite, son intelligence et sa bravoure l’ayant fait nommer capitaine auxiliaire d’artillerie formée des braves tirés de chaque corps de garnison, il s’est dans ce poste le plus périlleux et sous le feu le plus épouvantable de l’ennemi montré digne de la commander. » En 1830, il était commis d’ordre à la 2e division de la direction générale de l’enregistrement et des domaines. Il sollicita la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant, qui expliquait la part qu’il avait prise au désarmement du 53e de ligne : « Nous, officiers au 53e de ligne, soussignés, certifions que M. Médoc, attaché à la direction générale de l’enregistrement et des domaines, vint nous trouver le 28 au soir, place Vendôme, où le régiment était stationné, qu’il nous entretint des événements, sous les yeux du général Wal et que, voyant notre résolution de faire passer le régiment dans le parti national, il nous promit de nous faire enlever par M. le comte Gérard. Suspecté par ces messieurs de l’état-major de place, M. Médoc nous quitta vers 10 heures. Le lendemain 29 à 11 heures du matin, M. Médoc nous annonça que tous les combattants de l’opposition étaient placés sous le commandement de M. le comte Gérard et qu’il était chargé par lui de nous engager à nous rendre devant l’hôtel de M. Laffitte. Nous priâmes M. Médoc de retourner auprès de M. Gérard et d’insister pour qu’il fît demander le régiment par une personne revêtue d’un caractère officiel, ce qui eut lieu et le régiment se rendit dans la cour de M. Laffitte. Nous avions l’avantage de connaître particulièrement M. Médoc, ce qui explique la confiance avec laquelle il a parlementé avec nous. » Signé le 5 août 1830 : Gossin, capitaine de grenadiers ; Henrion (voir ce nom), capitaine de grenadiers ; Gillant (voir Gillant, Jean, Antoine), capitaine, de grenadiers ; Fea, capitaine ; Hédal, lieutenant ; Carlet, lieutenant. Ce certificat était apostillé de la recommandation des députés de la Moselle : Poulmaire, Sémélé, Paixhans, Milleret et baron Simmer. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il sollicita la croix, en remplacement. Il reçut sa médaille le 9 juillet 1831. Il demeurait 1, rue de Castiglione en 1830 ; 5, bd Saint-Denis en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 91 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement.