Mémard, Cyr

Biographie


Né vers 1766 à Paris. Marchand de livres. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 19 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, aux rassemblements rue Saint-Honoré. Le 28, sur le quai de la Ferraille, armé d’un fusil, ensuite au quai de la Cité. Vers 1 heure est allé sans obstacle et sans voir de troupes de ligne du pont au Change au quai de la Cité ; étant au quai de la Cité, n’a pas vu sur la rive gauche d’autre troupe que les lanciers. Le 29, au quai de la Monnaie, est arrivé au Louvre au moment où l’on entrait. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 19 février 1831, à aucune voix pour la croix, une voix (mais deux voix in Archives de Paris VK3 33 jury pour lexamen des demandes de récompenses honorifiques) pour la médaille, sept voix pour une mention et une voix pour rien. Il est répertorié (sous les numéros 361 et 313 et le seul nom de Mémard) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. En 1832, il sollicita d’être admis sur la liste des Vainqueurs de la Bastille, qui avaient participé, le 14 juillet 1789, à la prise de la prison, afin de recevoir la pension qui leur était allouée. Il adressait, le 14 juin 1832, la lettre suivante au roi : « Mémard, Cyr, ex-capitaine d’artillerie, volontaire de 89, a l’honneur de vous exposer qu’ayant participé à la prise de la Bastille et aux différentes époques qui se sont succédé à Paris à l’armée comme à l’affaire de Jemmapes, celle de Valmy et de la Champagne et beaucoup d’autres dont je ne cite pas. Sire, je ne suis pas heureux ; j’ai tout sacrifié, abandonnant femme et enfants, réduit ma famille à la dernière nécessité depuis cette époque je n’ai jamais pu me relever et comme je suis privé du brevet de vainqueur de la Bastille et que je n’ai que mon brevet de la garde parisienne de 89, je pris Sa Majesté d’avoir la bonté de prendre en considération un homme qui a tout sacrifié pour sa patrie et de lui accorder la récompense nationale. » Son dossier est apostillé de la remarque suivante de l’administration : « Ni pièces ni titres. Ne se trouve ni au tableau ni au registre illisible. » Il demeurait 22, rue Saint-Jean-de-Beauvais en 1831 ; 9, rue de Savoie près la rue des Augustins en 1832. Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité trois fois sous le nom de Mémard, Cyr dont la deuxième sous le numéro 313, la troisième sous le numéro 361) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de secours (sous le nom de Mémard, Cyr) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 19 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques (sous le nom de Mémard, Cyr), idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 19 février 1831 (sous le nom de Meymar, Cyr) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1/dIII/32/5 vainqueurs de la Bastille.

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