Ménétrier, Philibert
Biographie
Né vers 1811 à Gisset (Côte-d’Or). Garçon limonadier. Il s’illustra sur le boulevard Saint-Martin et aux portes Saint-Denis et Saint-Martin. Il fut blessé par une balle morte le 28 juillet. Le certificat médical suivant lui fut délivré : « Je, soussigné, docteur de la faculté de médecine de Paris, demeurant rue Saint-Martin n° 101, déclare et certifie que le 28 juillet 1830 j’ai visité le sieur Philibert Ménétrier […] Je certifie que ce jeune homme portait au côté gauche de la poitrine une contusion avec écorchure, qui m’a paru avoir été produite par une balle morte. J’ai conseillé à ce jeune homme de se faire appliquer des sangsues à l’endroit de la blessure et maintenant il va bien et ne se ressent presque plus de sa douleur. » Signé, le 16 août 1830 : Hureau (voir Hureau, Antoine, Abel). Il reçut un secours de dix francs le 26 août 1830. Eloigné de Paris pour des raisons familiales, il ne put faire aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Le 25 mai 1831, il expliquait à la Commission avoir été un des premiers à prendre les armes « pour combattre en faveur de la liberté et de l’ordre public. Sa conduite avant et depuis cette époque a toujours été celle d’un bon Français, d’un véritable citoyen et il a contribué de tous ses efforts au renversement du gouvernement liberticide et à l’établissement du gouvernement national de Louis-Philippe. Blessé le 28 juillet par les fauteurs du despotisme, il n’en n’a pas moins continué à se battre jusqu’à ce que ses forces l’eurent abandonné ». Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions qu’il est à notre parfaite connaissance que le sieur Philibert Ménétrier […] s’est conduit d’une manière très distinguée dans la journée du 28 juillet 1830, que nous l’avons vu combattre au premier rang des citoyens sur le boulevard Saint-Martin et aux environs, depuis 10 heures du matin jusqu’à environ 4 heures du soir, époque où il reçut une blessure qui l’obligea de quitter le combat. » Signé, le 23 mai 1831 : Hamel, chevalier de la Légion d’honneur, officier de la VIe légion de la garde nationale, demeurant 30, rue Bourg-Labbé ; Chevalier, grenadier de la VIe légion de la garde nationale, demeurant dans le quartier de la porte Saint-Denis ; David, demeurant dans le quartier des Lombards ; Derieux, légionnaire ; Carrier ; Germain ; Mathez, propriétaire ; Adeline ; Vanghel... Ménétrier était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 118, rue du Faubourg-Saint-Martin en juillet 1830 ; 8, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1831. Archives de la préfecture de police AA 402.