Mentière, Jean

Biographie


Né vers 1798 à Duras (Lot-et-Garonne). Enrôlé volontaire devenu sous-officier dans le 23e chasseurs à cheval et passé au 50e, libéré comme sergent-fourrier le 16 septembre 1829, devenu commis. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il sollicita, par une lettre en date du 5 septembre 1830, le grade de maréchal des logis dans la gendarmerie, en province et si possible dans son département d’origine. Il avait à charge son père, âgé de soixante-quinze ans et trois fois victime de l’ancien gouvernement, précisait-il. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Jean Mentière a combattu dans les trois journées de Juillet, notamment au Louvre, aux Tuileries et rues Saint-Honoré et de Richelieu contre la garde royale et contre les Suisses et qu’il a coopéré au triomphe de la liberté sur le despotisme. » Signé, le 4 août 1830 : Desert de Lanchantin, J. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Le portier du local de la chapelle déclare reconnaître être comme assaillant du château dans la journée du 29 juillet dernier le sieur Jean Mentière, ancien militaire, demeurant rue Neuve-des-Petits-Champs n° 16 et certifie qu’il l’a vu s’opposer autant que possible au désordre et à l’enlèvement des effets qu’on cherchait à sortir du château. » Signé, le 18 août 1830 : Bouvier Baugillion. La signature de Lecomte, concierge des Tuileries et qui avait légalisé la signature du certificat, était légalisée par Viollet-le-Duc, chargé provisoirement de l’administration du château. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et sa nomination au grade de maréchal des logis dans la gendarmerie. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme jouissant d’une fortune médiocre. Il demeurait 16, rue Neuve-des-Petits-Champs en juillet 1830 ; 61, rue Sainte-Anne, hôtel de Choiseul en septembre 1830 ; 30, rue Galande en 1831. Archives de la préfecture de police AA 402.

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