Mercier, François, Marie, Modeste
Biographie
Né vers 1798 à Méault (Somme). Professeur. Il s’illustra place des Victoires, porte Saint-Martin, sur les boulevards et au Palais-Royal. Il fut porté pour la médaille puis son nom disparut des listes. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait à sa demande cet ordre, en date du 31 juillet 1830, depuis l’Hôtel de ville et signé Lafayette : « Le général commandant en chef, informé que les citoyens de la commune de Belleville désirent organiser leur garde nationale, engage le maire de cette commune à autoriser cette organisation et à veiller à ce qu’elle se fasse le plus promptement possible. » Dans une lettre adressée par la Commission des réclamations de Juillet, présidée par Benard de Courtigis (voir ce nom) et établie 10, rue Neuve-Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, au ministre de l’Intérieur et président du Conseil, son cas était cité en exemple comme quelqu’un dont les droits avaient été méconnus, précisant ainsi sa participation aux combats et les preuves qui avaient été fournies : « On trouve dans le dossier de M. Mercier des pièces parmi lesquelles nous prenons celles-ci. “Commission des récompenses nationales instituée par la loi du 2 septembre 1830. Le porteur, M. Mercier, François, Marie, Modeste, qui figure sur l’état de M. Truelle comme devant avoir la médaille n’a point reçu de lettre de M. le sous-préfet de Saint-Denis et n’est pas porté sur la liste. M. de Saint-Firmin veut-il bien avoir l’obligeance de voir si c’est une omission sur l’état général ou seulement sur celui envoyé à M. de Tessaint. M. Truelle lui présente ses civilités empressées.” “Nous, maire de la commune de Belleville, certifions avoir pris connaissance de tous les actes de M. Mercier et nous en certifions l’authenticité. Les pièces originales sont entre nos mains.” Signé : Grebauval, maire, chevalier de la Légion d’honneur. Autre : “Je, soussigné, membre de la Commission des récompenses nationales, représentant l’arrondissement de Saint-Denis, déclare que le sieur Mercier, François, Marie, Modeste, demeurant à Belleville, avait été compris dans le travail de l’arrondissement, comme ayant mérité la médaille de Juillet et que ce n’est que par suite d’une erreur que son nom n’a pas été porté dans le travail général. Cette erreur, dont je me suis aperçu qu’après que les listes furent closes et arrêtées par la Commission, n’a pu être rectifiée. Sur la demande qui m’en est faite par M. Mercier, je lui remets la présente attestation pour lui servir et valoir ce que de droit dans les démarches qu’il se propose de faire pour obtenir sa réintégration sur la liste générale. Fait à Paris, le 25 juillet 1831.” » Signé : Truelle. “Je joins mon témoignage à celui de M. Truelle et certifie que sans une erreur involontaire M. Mercier eût été décoré de la médaille de Juillet.” Signé Grau de Saint-Vincent. M. le maire de la commune de Belleville a appuyé ce certificat de l’apostille consignée à la précédente pièce. Quelles réflexions sont permises pour expliquer la contradiction qui existe entre le fait et le droit de la position de ce réclamant ! Rien obtenu. » Il demeurait grande rue à Belleville en 1831. Archives nationales F/1dIII/82 Commission des réclamations de Juillet, extrait de quelques dossiers pris sur le travail général de la Commission des réclamations ; Archives de la préfecture de police AA 402.